Barro Chambrier: «le PDG devrait avoir le triomphe modeste»

Alexandre Barro Chambrier, président du RHM © D.R

Le mardi 30 octobre dernier Alexandre Barro Chambrier, Rassemblement héritage et modernité (RHM) a tenu à son quartier général d’Awendjé, une conférence de presse à laquelle prenaient part les représentants des médias nationaux et internationaux. Au cours de cette rencontre, il a tenu à dénoncer les dérives orchestrées par ses adversaires du Parti démocratique gabonais (PDG) à qui il a recommandé d’avoir un triomphe modeste suite à leur victoire déloyale.

Lors de cet échange avec la presse nationale et internationale, Alexandre Barro Chambrier a fait le point du second tour des élections législatives au 1er siège du 4ème arrondissement de la commune de Libreville. A cet effet, il s’est insurgé contre les pratiques répréhensibles de ses adversaires pour le battre à tout prix. Il a rappelé que lors de ce scrutin, c’est littéralement l’ensemble des ténors du PDG notamment le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet, plusieurs ministres de la République et même le directeur de cabinet du président de la République Brice Laccruche Alihanga, qui ont fait le déplacement durant la campagne.

Le président du RHM a affirmé détenir « des preuves de l’attitude pittoresque de ses concurrents politiques qui se sont illustrés par le versement de sommes d’argent mirobolantes pour corrompre non seulement les électeurs mais aussi les scrutateurs de l’opposition ». Toutefois, il a précisé qu’il n’exercera aucun recours devant la Cour constitutionnelle pour contester la victoire du candidat PDG Pierre Severin Ndong Ekomie car « ce serait une perte de temps et d’énergie ».

Par ailleurs, Alexandre Barro Chambrier a indiqué qu’il n’entend pas s’apitoyer sur son sort car cela pourrait être perçu comme la fin de sa carrière ou l’abandon de ses convictions politiques. « Je tiens à dire ici qu’en dépit de cet aléa de parcours, ma détermination à faire triompher les idéaux de justice, de progrès, de liberté  du peuple gabonais, reste intacte. Le combat contre l’oppression, l’obscurantisme et la gabegie ne s’arrêtera pas avec la fin du présent processus électoral »,  a-t-il confié à la presse nationale et internationale.

Une détermination de l’ancien élu du  du 4ème arrondissement de la commune de Libreville qui selon certains devrait « attirer l’attention des prétentieux qui pensent que l’échec dans la course à l’Assemblée nationale empêcherait à un politicien de se prononcer sur la vie politique de son pays ». Pour la petite histoire, l’actuel président  du Sénégal Macky Sall a accédé à la magistrature suprême après son éviction de la présidence de l’Assemblée nationale de ce pays, Jean Marie Lepen accède au second tour de la présidentielle en France en 2002 sans avoir au préalable été élu député au palais Bourbon. 

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