Barro Chambrier: «on ne peut diriger un peuple contre son gré»

Ce mardi 8 janvier 2018, le Président du Rassemblement héritage et modernité (RHM) Alexandre Barro Chambrier, a animé une conférence de presse, au siège de sa formation politique au lendemain de la prise d’assaut de la radio nationale gabonaise par les membres du Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS) présidé par le lieutenant Kelly Ondo Obiang. A cette occasion, il a appelé les tenants du pouvoir au ressaisissement et au respect de la souveraineté du peuple gabonais.

En effet, le premier responsable du RHM a tenu à se prononcer à la suite de la tentative de coup d’Etat qui a secoué la capitale gabonaise ce lundi 7 janvier 2019 Une action qui a coûté la vie à deux soldats gabonais l’un appartenant à la Gendarmerie nationale et l’autre à la Garde républicaine. Cet événement qui a provoqué une véritable psychose au sein de la population est pour l’ancien député du 4ème arrondissement de Libreville une preuve du « recul démocratique du Gabon ».

Pour Alexandre Barro Chambrier, cette action trouve son origine dans  « l’apparition théâtrale et humiliante d’Ali Bongo Ondimba, à l’occasion du bref discours à la nation prononcé à la Saint Sylvestre et la dérive institutionnelle du Gabon ». Mise en scène qui n’honore pas le Gabon, « orchestrée par un entourage déterminé à conserver le pouvoir coûte que coûte que dénoncent les mutins ».

Il a soutenu par la suite que « les vrais putschistes sont précisément ceux qui tiennent les leviers du pouvoir dérobé au peuple, aidés dans leurs basses manœuvres par toutes les officines tapies dans l’ombre», toute chose qui selon le leader du RHM démontre que « l’on ne peut gouverner un peuple contre son gré et que l’autodétermination est consubstantielle à la démocratie ».

Par ailleurs, concernant les pertes en vie humaines des soldats lors cet événement, Barro chambrier a appelé à la restitution des corps à leur parents pour que le deuil soit fait dans les règles de l’art.  « Puissent les dépouilles des victimes de ce putsch être rendues à leurs familles afin qu’elles soient inhumées dans la dignité que ces soldats ont réclamée dans l’honneur », a-t-il martelé.

Laissez votre commentaire