Bakoumba: «Libérez Blaise Wada. Lékoko a besoin de son fils»

Une manifestation pour réclamer la libération de Blaise Wada à Bakoumba (Lekoko) © D.R

L’affaire Blaise Wada continue à créer des remous dans l’opinion, notamment à à Bakoumba, chef-lieu du département de Lékoko (Haut-Ogooué), où des populations visiblement remontés, contre le verdict prononcé à son encontre, il y’a deux semaines, par la Cour criminelle spéciale (CSS), ont battu le bitume pour réclamer sa libération sans condition.

Munis d’affiches et de banderoles à l’effigie de Blaise Wada, des populations se sont levées, ce samedi 12 mai 2018, à Bakoumba, pour réclamer la libération de coordonnateur de l’Unité de coordination de l’étude et des travaux, condamné le 26 avril dernier à 20 ans de prison.

C’est en effet une foule, multigénérationnelle, comptant plus de 700 personnes, venues des 4 coins du département Lékoko, qui ont marché pour dénoncer la décision rendue par la Cour criminelle spéciale, présidée par Paulette Akolly. Pour ces derniers, pas question de digérer la réclusion de Blaise Wada. Qu’ils estiment victime «d’une machination politique». On pouvait lire d’ailleurs sur certaines pancartes et banderoles, «Libérez Blaise Wada. Lékoko a besoin de son fils», ou encore, «nous voulons une justice objective».

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Contacté par la rédaction de Gabon Media Time (GMT), Fabrice Wada, frère cadet du condamné, livre sa version de faits sur les évènements du jour, «les populations ont sollicité la clémence du Président de la République et du Président du Conseil supérieur de la Magistrature pour que leur fils soit libéré». Avant de conclure que «ces populations sont convaincues qu’une ou des mains noires sont derrière cette affaire».

Après un an de détention à la prison du Gros Bouquet, Blaise Wada a été condamné, le 26 avril dernier, à 20 ans de réclusion et à une lourde amende de 2 milliards. Il est accusé par l’État de détournement d’environ 1,7 milliard de francs. De deniers publics que la justice lui reproche d’avoir soustrait de la manne d’argent destinée au projet d’aménagement et d’assainissement des bassins versants.

Pour Blaise Wada, qui a formé un pourvoi en cassation, tout comme sa famille l’espoir d’une justice équitable et objective est encore possible. Quand bien même ils la considèrent «instrumentalisée».

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