La BAD accorde un prêt de 40 milliards au Gabon pour diversifier son économie

Signature du Projet d’appui à la diversification de l’économie gabonaise entre Jean Marie Ogandaga et Robert Masumbuko © GMT

Dans l’optique de renforcer les réalisations liées à la modernisation et la diversification de l’économie gabonaise prescrites dans le Plan stratégique Gabon émergent (PSGE) et renforcer par le plan de relance de l’économie (PRE), les autorités gabonaises envisagent diverses pistes. Ainsi, ce jeudi 8 août 2018 à Libreville, a eu lieu la signature du Projet d’appui à la diversification de l’économie gabonaise entre le Gabon et le bureau de la Banque africaine de développement (BAD).

C’est en présence gouverneur de la Bad, par ailleurs ministre de l’Economie, de la Prospective et de la Programmation du développement, Jean Marie Ogandaga, de ses collègues de  la Promotion des Investissements et des Partenariats Public-Privé et des PME-PMI, Madeleine Berre et Carmen Ndaot, et du Responsable bureau pays pour le Gabon, Robert Masumbuko, que s’est déroulé cette cérémonie de signature de l’accord de prêt du PADEG.

Elle constitue ainsi une nouvelle étape cruciale dans la mise en oeuvre du plan de relance de l’économie (PRE) du pays devant mener à sa modernisation, son autonomisation et surtout à sa diversification. Le Projet d’appui à la diversification de l’économie gabonaise (PADEG) permettra à la BAD de « jouer un rôle essentiel au Gabon en assistant les autorités à promouvoir une croissance forte, diversifiée et inclusive»

En effet, doté d’un financement de 62,74 millions d’euros (41,2 milliards de Fcfa), le PADEG devrait à moyen terme renforcer son action visant à faire face à la crise économique actuelle, et aider le pays à passer «d’un modèle de croissance basé sur les hydrocarbures et les investissements publics, à une croissance plus diversifiée, inclusive, tirée par le secteur privé et créatrice d’emplois».

«Le PADEG se situe dans le prolongement de l’ensemble des réformes que notre pays met en oeuvre aussi bien à travers les appuis budgétaires négociés avec la BAD et qu’avec ceux que nous avons pu obtenir des autres partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, l’Agence française de développement ou en encore le Fond monétaire international», a souligné Jean Marie Ogandaga.

Lors de son intervention Responsable bureau pays de la BAD, Robert Masumbuko n’a pas manqué de saluer les relations entre les deux parties, mais aussi indiqué la disponibilité de l’institution à accompagner les mesures courageuses prise par le gouvernement. «En 2017, nous avons accompagné le Gabon sur la stabilisation macroéconomique, l’engagement a été qu’en 2018 nous travaillons sur des projets structurants qui touche directement les PME et l’ensemble des acteurs économiques», a-t-il relevé.

Le PADEG accompagnera les autorités gabonaises à travers « l’amélioration du climat des investissements et la mise en œuvre de réformes ciblées visant à renforcer la compétitivité des secteurs prioritaires ». Ciblant principalement le développement de la Zone Économique Spéciale (ZES) de Nkok qui a déjà créé plus de 16 000 emplois, le PADEG qui sera exécuté sur quatre ans, oeuvrera à consolider les acquis des interventions précédentes de la Banque.

A noter que le PADEG devrait à terme permettre de créer 8 000 nouveaux emplois dans la ZES de Nkok, doubler le volume de bois transformé localement d’ici deux ans, opérationnaliser les actions de l’office Gabonais des Recettes (OGR), et surtout de doubler les recettes fiscales issues du secteur hors pétrole, qui devraient ainsi passer de 922 à 1615 milliards Fcfa d’ici 2022.

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