Azur Gabon : l’ADG jette l’éponge dénonçant des intrigues au sein de l’entreprise

Siège social d'Azur Gabon à Libreville © GMT

En grève depuis plus de trois semaines, l’opérateur de téléphonie mobile Azur Gabon semble désormais avoir atteint le fond. Quelques jours seulement après la demande formulée par les agents, appelant à l’intervention du groupe Bintel Ltd, actionnaire majoritaire de l’entreprise, l’administrateur directeur général, Jonas Marie Kringer Vane a annoncé sa démission.

En effet, c’est par une correspondance adressée à la directrice des ressources humaines d’Usan Gabon (Azur) que le directeur résident de Bintel Ltd pour le Gabon a informé celle-ci de sa décision de démissionner de ce poste. Dans sa lettre que nous avons réussi à nous procurer, Jonas Marie Kringer Vane explique que cette décision serait consécutive à l’intervention de Jean Bruno Obambi Jean dans la gestion de l’entreprise en instaurant un nouveau mode de gestion, qui selon lui ne cadre pas avec «sa vision et ses valeurs».

Il faut rappeler que cette démission qui sonne comme un nouveau coup dure pour l’entreprise, intervient quelques jours seulement après que les agents aient décidés au cours de l’assemblée générale au terme de laquelle, ils ont décidé  suspendre le service minimum et de saisir le Groupe Bintel pour qu’il soit envoyé un représentant pour la mise en place d’un nouveau système de gestion provisoire, un audit interne et le paiement de 5 mois de salaire par l’actionnaire majoritaire sur les 8 mois dus.

Par ailleurs, la situation d’enlisement dans laquelle se trouve l’opérateur de téléphonie suscite des questions, notamment sur sa situation réel. D’après certaine indiscrétion, cet imbroglio serait entretenu par des individus qui voudrait «voir Azur Gabon couler». On se demande d’ailleurs pourquoi c’est après avoir payé près d’un milliard de dettes correspondant aux échéanciers Gabon Télécom et Airtel que Jean Bruno Obambi, qui avait été limogé du poste d’administrateur, intervient comme par hasard avec le concours des délégués syndicaux.

Après le redressement opéré par l’administrateur démissionnaire il y a lieu de se poser la question sur l’intérêt du Groupe Bintel Ltd  d’intervenir maintenant dans la gestion de cette entreprise qui est au bord de l’asphyxie. Autant de question qui laissent penser qu’Azur est loin d’avoir révélé tous ses secrets.

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