Awards de l’info™ : 65 jours pour élire les 10 meilleurs Gabonais de l’année 2016 !

Comme l’année précédente, la rédaction d’Info241, Continental Com Corporate et leurs partenaires ont lancé la votation en ligne des Awards de l’info™ 2016 ce jeudi à 18h00. La compétition ouverte jusqu’au 10 mars 2016, permettra de consacrer les 10 meilleurs gabonais de l’année sous le prisme de l’actualité écoulée. Cette année, ce sont 45 personnalités que les internautes auront à départager dans 10 catégories à raison d’un vote par jour.

Les Awards de l’info™ sont un événement annuel qui récompense les hommes et les femmes qui se sont illustrés par leur posture, leurs actions au cours de l’année écoulée. Cette année, 3 nouveaux prix ont fait leur entrée dans le palmarès de la compétition 100% en ligne : l’écrivain, le journaliste et le gabonais en or de l’année. La cérémonie de remise de prix aura elle, lieu le 25 mars à Paris devant un parterre d’invités.

Jusqu’au 10 mars et durant ces 65 jours, ce sont les internautes qui départageront les personnalités nominées en votant sur le mini-site dédié à l’événement : https://awards.info241.com. Les votes étant sécurisés, l’on ne peut voter qu’une fois par jour par adresse IP et par prix en lice.

Les nominés par catégorie des Awards de l’info™ 2016

>>> Le citoyen Gabonais de l’année 2016 

Dans cette catégorie sont nommés les citoyens ayant par leurs actions marqué l’année. Parmi eux, le courageux avocat, ancien président des jeunes de l’UPG Anges Kevin Nzigou, qui a notamment commis un manifeste sur les libertés publiques au Gabon, son cheval de bataille. Le jeune leader politique s’est battu à côté de Jean De Dieu Moukagni-Iwangou, puis de Jean Ping et toute l’opposition gabonaise pour que les jeunes qui ont été abusivement enfermés par le pouvoir gabonais après la crise post-électorale soit libérés.

Mais aussi l’engagé community manager, Marceau Malékou, figure de proue de la jeunesse du Mouvement Héritage et Modernité qui s’est battu à côté de Guy Nzouba Ndama, puis de Jean Ping pour la transparence électorale lors du scrutin présidentiel dernier ; puis, Pat Colins, célèbre cyber activiste gabonais vivant au Canada, animateur des émissions web ’’Le face à face » et ’’Je dénonce241″. Il a marqué cette année 2016 avec ses colistiers Malcom du Mapane dans la conscientisation citoyenne virale à travers les réseaux sociaux.

L’autre nominé de cette catégorie est cette fois-ci le cyber-activiste américain d’origine gabonaise, Landry Amiang Washington, engagé contre le régime d’Ali Bongo, Landry Ami Washington dont le franc-parler aura réussi à donner du fil à retordre au régime de Libreville. Il a fait une forte sensation sur les réseaux sociaux avec ses vidéos d’appel à la révolution populaire gabonaise. Après plusieurs années d’exil, l’activiste avait été interpellé à la descente de l’avion sur le tarmac de l’aéroport de Libreville, en août 2016 par les agents de la police des airs et des frontières (Paf). Avant d’être conduit à la police judiciaire, puis écroué sans jugement jusqu’à nos jours à la prison centrale. Il fait partie des nombreux prisonniers encellulés pour leur engament citoyen.

Et, enfin Dana Manga Mackanga, plus connue par son pseudonyme d’activiste web 2.0 devenu culte, Tata Huguette, une autre célèbre youtubeuse qui aura marqué l’année 2016 sur les réseaux sociaux par sa constance, son action citoyenne de conscientisation de masse. Mais aussi, par son lobbying auprès des autorités américaines et des ONG panafricaines basées aux Etats-Unis œuvrant pour la démocratie des peuples d’Afrique. D’ailleurs, elle se présente à chacune de ses sorties publiques, très suivies par ses followers, se présente comme la « voix de la masse silencieuse ».

Une brochette de jeunes gabonais aussi divers qu’attachants, qui auront tenté d’éveiller les consciences, chacun à leur façon, de la société gabonaise.

>>> Le politicien Gabonais de l’année 2016 

Dans cette catégorie, cinq politiciens de grande envergure seront départagés par les internautes ! Dans celle-ci se jouera l’un des duels majeurs de présidentielle gabonaise de 2016 : Jean Ping vs Ali Bongo Ondimba. Un deuxième véritable test de l’adhésion populaire ouverte et libre. D’un côté l’ancien président de la Commission de l’Union Africaine, candidat unique et du consensus de l’opposition gabonaise qui revendique toujours sa victoire à la dernière présidentielle de 2016. De l’autre l’actuel locataire du palais présidentiel du Bord de mer. Candidat ’’déclaré élu’’ pour un second septennat présidentiel par les institutions dites républicaines à la dernière présidentielle du 27 août. Héritier du pouvoir politique PDG, il s’est fait le porte-étendard de l’émergence à la gabonaise malgré un mandat décrié.

La troisième personnalité politique de cette catégorie est l’ancien président de l’Assemblée Nationale, Guy Nzouba Ndama, parangon du mouvement des frondeurs du parti au pouvoir, ’’PDG-Héritage et Modernité’’. Après avoir posé sa candidature à la présidentielle il s’est rangé à côté de Jean Ping pour lui assurer une victoire dans le bastion du parti au pouvoir depuis 1968, la province de l’Ogooué Lolo. Il a été d’un apport politique certain dans le succès de la candidature unique de l’opposition gabonaise.

Outre ces hommes politiques précités, figure le troisième homme de la présidentielle 2016, Bruno Ben Mooubamba , ancien président d’une aile dite légaliste de l’UPG. Il a été nommé Vice-premier ministre en charge de l’Habitat et du logement dans le nouveau gouvernement gabonais. Enfin, le démissionnaire du parti au pouvoir Bertrand Zibi Abeghe. Ce dernier aura réussi à rendre médiatique sa démission fracassante faite devant Ali Bongo Ondimba lors de sa tournée provinciale en août dernier. Il a déferlé la chronique avec son message en langue ’’bagando’’, parlé gabonais où il appelait tous les leaders des quartiers sous intégrés à se révolter. Il a été emprisonné après l’attaque sanglante du QG de Jean Ping au soir du 31 août.

>>> La femme Gabonaise de l’année 2015 

Cette deuxième édition fait la part belle à la femme gabonaise dont une décennie lui a été dédiée depuis 2015 par les autorités gabonaises et onusiennes. Parmi les nominées, on retrouve : la figure féminine de la société civile gabonaise, leader de la résistance de la diaspora gabonaise en France et en Europe, l’enseignante chercheuse, didacticienne des sciences, Dr Laurence Ndong . Et le médecin Sylvie Nkoghe-Mbot , présidente de l’ONG Hippocrate, elle avait recueilli des témoignages et pris des photos de personnes blessées ou tuées lors des violences post-électorales. Son rapport, rédigé pour le compte de Jean Ping, adversaire d’Ali Bongo à la présidentielle, avait été remis à la Cour pénale internationale.

Mais aussi, la vaillante femme d’affaires, leader féminine de l’Union Nationale, parti influent de l’opposition gabonaise Chantal Myboto Gondjout, qui aura été de tous les fronts pour tenter de faire plier le régime d’Ali Bongo Ondimba. Héritière de son père Zacharie Myboto, l’un des anciens baron du PDG et figure imposante de l’opposition gabonaise, elle a su tirer son épingle de jeu dans la bataille judiciaire suite à l’affaire de l’acte de naissance querellé du président gabonais. Elle a été également très pesante et d’un apport stratégique dans la bataille de la présidentielle.

Une autre nommée est la très réputée et critiquée présidente de la Cour Constitutionnelle, Marie-Madeleine Mborantsuo à la tête de la plus haute juridiction du pays, qu’elle préside depuis sa création, en 1991, à la suite de la conférence nationale de 1990. L’ancienne reine de beauté de la province du Haut-Ogooué a traversé plus de deux décennies de contentieux électoraux en assurant toujours la victoire du régime Bongo-PDG au pouvoir depuis 1968. Elle a été au cœur de l’actualité lors du dernier contentieux électoral qui a opposé Jean Ping à Ali Bongo.

Et enfin et pas des moindres, la Première dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba qui a rayonné dans son engagement à seconder les actions de son époux auprès des femmes et les plus vulnérables. Et pour son combat avec le concours des Nations Unies pour les questions de la veuve et de l’orphelin. Elle a élégamment lancé une bourse d’excellence pour permettre aux étudiants gabonais d’apprendre dans des universités de références en Europe et aux Etats-Unis.

>>> Le sportif Gabonais de l’année 2015 

Durant l’année 2016, le sport gabonais a lui aussi occupé une place prépondérante dans l’actualité grâce à des sportifs à grands mérites. Cette catégorie se jouera donc entre l’un des meilleurs buteurs d’Europe Pierre-Emerick Aubameyang., pensionnaire du Borussia Dortmund. Meilleur joueur de la Bundesliga (champinnat allemand. Il a été sacré 11e joueur au ballon d’or mondial. Et en lice pour le ballon d’or africain de cette année. Le capitaine des Panthères du Gabon fait rayonner le vert jaune et bleu lors des compétition d’élite d’Europe.

Mais aussi, le jeune prodige du football gabonais, Mario Lemina qui a signé en faveur de la Juventus Turin, après un passage brillant à l’Olympique de Marseille (OM) pour un prêt payant d’1,5 million d’euros suivi d’un achat obligatoire de 9,5 millions d’euros en fin de saison. Le 29 avril 2016, il s’est engagé avec la Juventus de Turin jusqu’en 2020, le club italien ayant levé l’option d’achat conclue dans le cadre du prêt du joueur par l’Olympique de Marseille. Le montant du transfert est estimé à 9,5 millions d’euros. Le 21 mai 2016 il a remporté la Coupe d’Italie face à l’AC Milan.

En lice également pour ce prix, le redoutable champion gabonais de boxe, Taylor Mabika. Il a été sacré en janvier 2016, champion du monde de boxe des lourds-légers. Cette catégorie n’aura pas été juste sans la présence l’international basketteur gabonais, Stephane Lasme, bien qu’exclut des parquets pour un an pour dopage. Il a terminé à 16 pts – 10 rebonds et avait a été sacré MVP de la finale de la coupe d’Europe. Il est désormais dans le club très fermé des joueurs africains ayant remporté au moins un titre majeur en Europe en sortant vainqueur de l’Eurocoupe à Istanbul (Turquie) avec son club Galatasaray face à Strasboug (78-67).

Enfin, le talentueux, espoir du football gabonais Didier Ibrahim Ndong, qui a fait des apparitions éclatantes en Ligue 1 française sous les couleurs de Lorient. De par ses prestations et sa dextérité, il s’était imposé parmi les titulaires du club Lorientais. Le milieu défensif Didier Ndong a seulement 22 ans a rejoins Sunderland, en League 1ère anglaise, l’année 2016 en signant un contrat de cinq ans avec le club anglais. Le club anglais a payé la bagatelle somme de 16 millions d’euros cash, plus 2M€ en cas de maintien et autant en cas de qualification européenne, pour se payer les services de la pépite gabonaisse. Un montant qui fait de Didier Ibrahim Ndong le joueur le plus cher de l’histoire de Sunderland.

>>> L’artiste Gabonais de l’année 2016 

La scène musicale gabonaise aura été particulièrement occupée par les artistes d’une nouvelle génération. Ainsi, on retrouve dans cette catégorie le rappeur gabonais à succès Koba Building, après plus de 8 ans de succès et en tête des hits parades du rap africain, le ’’King’’ du hip-hop gabonais Koba Building reconnu pour son flot et sa technique s’est converti à l’Islam en se baptisant Mohamed. Il a traversé un cap avec son hit engagé ’’Odjouku », devenu en un temps record l’hymne de la résistance de la jeunesse et de la diaspora gabonaise, juste après la crise post-électorale de 2016.

L’autre face de ce renouvellement est assurément représentée par le jeune rappeur NG Bling, qui aura lui aussi tenu la dragée haute avec des hits et des collaborations musicales qui ont fait mouche. Ses musiques urbaines occupes les hits parades des stations radios de Libreville. Son titre ’’Donne seulement’’ a également occupé une places honorable dans le classement des hits de la chaîne internationale Trace TV, dédiée à la musique urbaine.

A ces deux grands talents s’adjoint celui du groupe de rap engagé Movaizhaleine, fondé au début de l’année 1992 par un groupe de collégiens, il est composé, de nos jours, de Maât Seigneur Lion ( Yvon Martial Moussodou-Mam) et M16 (Lord Ekomy Ndong). Tous les deux se sont distingués l’année écoulée avec des hits hip-hop engagés, scrutant l’actualité politique gabonaise. En conscientisant à leur sauce la jeunesse gabonaise et en décriant le système politique en place avec des titres comme : ’’Call l’élément’’, ’’Pas comme on l’entend », ’’Haut les mains’’, ’’Rouges Nuages’’.

A cette liste très rap, il faudrait ajouter inexorablement les voix scintillante et le style artistique de la chanteuse Shan’L, managée par la maison de production Direct Prod, dirigée par Edgar Yonkeu. A son actif, il faut noter la sortie d’un premier album musical varié et coloré intitulé ‘’Shan’L Is My Name’’. Avec des hits devenus cultes, ’’My Love’’, ’’Où est le gars’’, ’’Better Think’, ’’ Je me bats pour réussir’’, entre autres .

Pour boucler la boucle, il faut souligner que tous ces artistes précités ont dans leurs veines un peu du PCA. En effet, le doyen Pierre Claver Akendengue, icône de la culture musicale gabonaise et africaine contemporaine qui a célébré le 10 décembre 2015 à Port-Gentil ses 50 ans de carrière musicale et artistique en continue sous le thème : « Libérez la Liberté » a marqué cette année 2016. Son chant engagé « Libérez la Liberté » est devenu l’hymne de l’opposition et des membres de la société civile gabonaise.

>>> Le Gabonais de la diaspora de l’année

Cette catégorie récompense les Gabonais qui bien qu’à l’étranger, ne ménagent aucun effort pour s’impliquer dans la vie locale gabonaise. Les nommés pour ce prix sont l’analyste économiste Mays Mouissi Kinga, spécialiste du contrôle des risques et de sécurité financière. Il a marqué l’actualité gabonaise par la création du site mays-mouissi.com, dédié aux analyses sur des sujets d’actualités économiques. Très en vue dans les chaînes et médias internationaux, on lui doit une étude récente sur la crise économique gabonaise. Et des publications très relayées et reprises par des médias français sur la dette publique, les recettes fiscales du Gabon.

Mais aussi, l’enseignante chercheuse, présidente du VEDAP Laurence Ndong, très en vue au sein de la diaspora gabonaise. Membre de la coalition panafricaine ’’Tournons la page’’ et de ’’Ca suffit comme ça’’, elle a marqué l’actualité nationale et internationale avec la parution de son livre ’’Gabon pourquoi j’accuse’’. Après avoir entamé une tournée autour de son livre et des ’’Rencontres citoyennes’’ en France et en Europe, elle s’est fait connaître du grand public dans ses apparitions médiatiques au sein des médias français en fustigeant le bilan présidentiel d’Ali Bongo Ondimba.

Puis, le très dynamique Cyrille Ona qui n’a pas hésité à lancer un mouvement politique de la troisième voie, dite centriste dénommé ’’Cohérence Démocrate ». Il a sillonné la France pour sensibiliser la diaspora gabonaise sur l’importance du renouvellement de la classe politique. Il été le joker d’Ali Bongo dans les médias français. Seul et isolé à défendre bec et ongle le bilan du président gabonais dans des médias français et panafricains. A ce titre, il a été l’une des figures essentielles du dispositif de campagne du régime au pouvoir, lors de la présidentielle du 27 août dernier.

Il y a également, une des figures médiatiques web 2.0, le docteur en géographie Jean Aimé Mouketou, animateur radio et télé. Il est l’une des figures dirigeantes de la Convention de la diaspora gabonaise (CDG). L’une des structures qui a mené le combat pour l’alternance démocratique en France et en Europe. Très présent sur les réseaux sociaux, il a marqué l’actualité par son programme radio web ’’Dr Mouketou reçois’’. Où plusieurs personnalités se sont exprimées et débattues sur les questions de démocratie au Gabon et en Afrique et par l’animation des plateaux télés de la chaîne pro Jean Ping, Life Africa TV.

Enfin, l’autre grande voix de cette catégorie est l’activiste gabonais Isaac Abagha Obiang dont le franc-parler aura réussi à donner la mort à la langue de bois que certains politiciens pratiquent eux à merveille. Il a fait une forte sensation sur les réseaux sociaux par ses publications. En instant un réveil des consciences de la jeunesse gabonaise. Il a pris son courage à deux mains en allant sur place à Libreville afin de mener une action de terrain lors de la campagne présidentielle. Il vient de fonder son parti politique, le Front Populaire GabonaisFPG), afin « d’engager les jeunes gabonais dans leur véritable plate-forme afin d’assumer leur position politique ».

>>> Le journaliste gabonais de l’année

Cette édition est marquée par cette innovation qui mettra en lumière le journalisme made in Gabon. Dans cette catégorie, on retrouve l’ancien journaliste gabonais sportif Pablo Moussodji Ngoma, qui a été pendant des années chef du service sport à Gabon Télévision. Et aujourd’hui officie en tant que conseiller auprès du président de la Fédération Gabonaise de Football (FEGAFOOT). Par sa constance et sa passion pour le ballon rond, il est devenu un métronome de l’actualité sportive gabonaise.

La jeunesse est récompensée dans cette édition 2016, on y retrouve l’impertinente Dina Coly Koussou, figure de la jeunesse médiatique gabonaise. Elle officie sur Kanal 7 et a été nouvellement nommée, conseillère en communication au ministère du logement et de l’urbanisme. Mais aussi, le jeune journaliste sportif, Freddy Koula qui s’est distingué l’an passé avec ses apparitions sur l’actualité sportive à Gabon Télévision. Il officie désormais à Gabon24. Il allie le web journalisme au journalisme de terrain. Et s’est approprié les codes du traitement de l’actualité moderne en intégrant les réseaux sociaux dans la diffusion des informations sportives. Il a également créé un blog dédié au sport notamment au football gabonais.

Il y a également dans ce panel des journalistes engagés comme les très vaillants Désiré Ename, rédacteur en chef d’Echos Du Nord et Joël Franck Nkoulou de TV+. Pour le premier cité, malgré son exil en France, pourchassé par le régime d’Ali Bongo Ondimba, le journaliste engagé a continué à faire éditer son journal satirique à la coloration du ’’Canard enchainé » français. En traitant avec outrecuidance des informations sensibles qui ont valu à son journal des menaces et intimidations incessantes du CNC et du ministère de la communication. Echos du Nord est le média le plus vendu dans des kiosques au Gabon.

Joël Franck Nkoulou de TV+ pour sa part est couronné pour sa constance dans le traitement journalistique équilibré dans un média qui a subi maintes fois les affres, menaces et intimidations du régime de Libreville. Il a fait récemment un buzz dans un reportage devenu viral. Dans une ironie satirique le journaliste tourne en dérision la sortie publique et le déni de réalité d’Alain Claude Billie Bi Nzé, truculent porte-parole du gouvernement gabonais, après la présentation du rapport final de la Mission d’observation de l’Union Européenne qui a pointé des irrégularités et les cas de fraude grossière dans le Haut-Ogooué, qui n’ont pas permis de lever les doutes sur la crédibilité de l’élection présidentielle d’Ali Bongo.

>>> L’écrivain gabonais de l’année

Dans cette catégorie innovante, on retrouve le poète essayiste engagé, enseignant chercheur Dr Bellarmin Moutsinga, porte-parole de Jean Ping. On lui doit entre autres : ’’Regards croisés sur l’œuvre poétique de P.E Moundjegou Magangue’’, les textes poétiques ’’Elégie crépusculaires’’, ’’La Malédiction de la côte’’, ’’Le Chant de l’aube’’, sans oublier des textes critiques ’’Les Orthographes de l’oralité : poétique du roman gabonais’’.

Mais aussi, trois autres plumes qui composent l’espoir de la littérature gabonaise,   »On ne peut primer des écrivains gabonais, sans pourtant mentionner la plume alerte du romancier et essayiste engagé, Noël Bertrand Boundzanga, président du Club 90 pour la majorité citoyenne. Il s’est illustré avec son premier roman primé ’’Le Miroir des toubabs’’. Mais aussi, par la direction des collectifs scientifiques dont : ’’Controverse et signification. Mélanges offerts à Fortunat Obiang Essono’’, ’’Le Malentendu Schweitzer’’. Très engagé au côté de la société civile gabonaise lors de l’élection présidentielle du 27 août, l’enseignant chercheur spécialiste de la littérature gabonaise vient de publier un essai sur la crise post-électorale, intitulé : ’’ Le Gabon, une démocratie meurtrière’’.

Peut l’adjoindre l’écrivaine Edna Merrey Apinda qui fait les beaux jours de la littérature gabonaise avec des textes dont ’’Les aventures d’Imya, petite fille du Gabon’’, ’’Ce soir je fermerai la porte’’ et , ’’Garde le sourire’’, roman pour adolescents. Très en vue pour la promotion de la littérature gabonaise avec l’événement littéraire qu’elle organise chaque année à Port-Gentil, dans la capitale économique du Gabon.

L’audace de l’écriture de la jeunesse gabonaise est sacrée à travers le jeune écrivain Peter Stephen Assaghle , qui a marqué l’actualité avec son roman ’’Ma mère se cachait pour pleurer’’, ’’Bonheur il faut qu’on se parle’’, ’’Le Jardin du voyage’’ et son texte poétique très engagé ’’Dites au roi d’aller au diable’’ où il scrute l’actualité politique, en décriant les velléités d’une dictature politique oppressante pour le peuple gabonais.

Cette catégorie voit aussi couronner, le parangon du polar noir gabonais, Janis Otsiémi, une figure littéraire africaine du polar. Ces polars sont très référencés dans les librairies policières françaises, on lui doit entre autres ’’La vie est un sale boulot’’ (Prix du roman gabonais 2012), ’’La Bouche qui mange ne parle pas’’, ’’ Le Chasseur de lucioles’’, ’’ African Tabloid’’ , ’’ Les voleurs de sexe’’. Ses polars ont la particularité d’intégrer le parler et les sociolectes gabonais en n scrutant d’une manière satirique et dans un style corrosif les méandres et le quotidien de la société gabonaise.

>>> Le gabonais en or de l’année

La dernière catégorie en lice qui est une innovation pour cette édition constitue une particularité cette année. Pour cette catégorie dénommée ’’Le gabonais en or de l’année’’ on y retrouve Jean Rémy Yama, figure éponyme du syndicalisme gabonais. Il est le président téméraire du SNEC, syndicat des enseignants chercheurs du Gabon. Le syndicaliste gabonais a marqué l’actualité en créant une structure fédératrice des syndicats qui se revendiquent de l’opposition, dénommée ’’Dynamique Unitaire’’. Emprisonné avant l’élection présidentielle, à peine sorti des geôles de Libreville, il a poursuivi la lutte par des conférences citoyennes en France notamment.

Le président le Commission communication de la coalition des partis de l’opposition, Jean Gaspar Ntoutoume Ayi a incontestablement marqué cette année par ses sorties médiatiques, ses analyses documentées au sujet de la tenue des finances et des comptes publics gabonais. Mais aussi, sur la bonne gouvernance au Gabon. L’énarque de la promotion Copernic, après plusieurs années au ministère des Finances s’est engagé dans le Think-Thank de l’Union nationale, parti dont il est un des membres les plus influent et dont le candidat s’était joint le 19 août dernier à Jean Ping. Il est aujourd’hui le métronome de la communication du diplomate gabonais qui ne cesse de revendiquer sa victoire à l’issue du scrutin du 27 août dernier.

On y retrouve aussi l’homme d’affaires, ancien secrétaire général de la coalition des organisations patronales, regroupant plus de 500 Petites et moyennes entreprises (PME) gabonaises, Jean Jacques Bourdette . Il a été à la manette dans la réorganisation de l’attribution des marchés publics par le prisme de la « Charte des PME citoyennes du Gabon ». Un nouvel outil qui donne des obligations et des devoirs aux PME exclusivement gabonaises désireuses d’accéder aux marchés de l’État. C’est un des modèles de l’entrepreneuriat made in Gabon.

In fine, les deux personnalités en or déjà nominées dans des catégories précédentes sont l’homme politique gabonais, Bertrand Abeghe Zibi pour son acte plein de bravoure et de défiance privilégiant les intérêts agricoles des populations de la contrée qu’il l’a élu député au projet douteux d’expropriation des terres mené par Olam. Sa démission faute des résultats de la gouvernance d’Ali Bongo a fait de lui l’héraut du courage en politique au Gabon. Enfin, incontestablement Laurence Ndong, cette franco-gabonaise exilée en France a par le biais de son engagement pour le respect du vote démocratique des gabonais permis de garder la flamme de la résistance en France, mais aussi au Gabon.

Rendez-vous est donc pris sur le mini-site événementiel http://awards.info241.com sécurité et réalisé pour l’occasion par l’agence gabonaise BC Graphics. La rédaction d’Info241 et le groupe de communication Continental Com Corporate, remercient la collaboration de l’Association nationale des footballeurs professionnels du Gabon (ANFPG), On dit quoi Magazine, la Doxa Editions, les équipes de Binto Media et des rédactions de GabonMediaTime, de GabonHits et Sport241

A vous de voter jusqu’au 10 mars 2017 pour désigner les 10 meilleurs gabonais de l’année 2016 !

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