Awards de l’info 2019 : passe d’armes entre Laurence Ndong et le comité d’organisation

Gabon Gabonmediatime Laurence Ndong Awards De L'info 2019
Passe d'arme entre Laurence Ndong et le comité d'organisation des Awards de L'info 2019 © D.R.

Moins de 48 heures seulement après que l’activiste gabonaise vivant en France, Laurence Ndong eut décliné l’offre pour  sa participation à la 3e édition des Awards de l’info 2019, du fait selon du manque d’éthique qui entoure ces trophés organisés par la rédaction du média en ligne Info241, Continental Com Corporate, Binto Media et leurs partenaires, la réplique ne s’est pas fait attendre. Pour le comité d’organisation de cet événement, cette sortie de l’ancien porte-parole de Jean Ping sonne comme une volonté de « jeter le discrédit sur le Comité et sa probité ». 


Sa nomination dans la catégorie « Gabonais de la diaspora », en compagnie de Thibaut Adjatys, Pamela Mfono Abessolo, Ghislaine Regnongo et Stéphane Zeng n’aura semble-t-il pas fait le bonheur de l’activiste qui dans une video diffusée sur Facebook s’est insurgée contre la présence de certaines personnalités dont la probité morale et l’impact sur la société sont sujets à caution. 

Pour Laurence Ndong, il est incompréhensible de « récompenser des personnes au seul motif qu’elles auraient fait la une de l’actualité même pour des faits répréhensibles.  « Je pense que cette démarche ne prône ni la vertu, ni l’éthique, ni la probité », a-t-elle estimé avant d’ajouter qu’elle « ne voudrait pas être associée à de telles récompenses », a-t-elle précisé.

Une sortie qui n’aura pas manqué de susciter la réaction du comité d’organisation des Awards de l’info 2019 qui a jugé que celle-ci sonnait comme une véritable campagne de dénigrement orchestrée par l’activiste.  Rappelant le mode de désignation des personnalités dans cet événement annuel, il a révélé que « le comité des Awards est seul souverain dans la désignation des 5 personnalités nominées choisies parmi un panel de 10, issus eux d’une enquête d’opinion effectuée du 25 novembre au 5 décembre 2019 à Libreville ». 

« Nous ne sommes ni une organisation militante politique, ni un censeur judiciaire encore moins une police de la morale. Nous laissons la paternité de ces prétentions épidermiques et éthiques à l’activiste, par ailleurs ancienne cadre du parti au pouvoir qui s’est reconvertie dans l’opposition », a martèlé le comité d’organisation.

Laissez votre commentaire