Awala: Olam implique la société civile dans son processus de production

Les membres de la société civile lors de la visite de la plantation d’Awala © GMT

6 ans après son installation au Gabon, la multinationale singapourienne, Olam, a décidé, dans le cadre d’une mission citoyenne, de s’ouvrir à la société civile. Cette initiative qui se donne pour but de confronter les organisations de la société civile (OSC) aux réalisations faites sur le terrain par Olam en termes de contributions à l’économie nationale et au développement local, a débuté le lundi 23 juillet 2018, par la visite de la plantation d’Awala, sise à Kango chef-lieu du département du Komo, dans la province de l’Estuaire.

Dans cette petite bourgade située à 130 km de Libreville, Olam y a installé l’une de ses plantations les plus importantes, la toute première créée en 2012. Cette dernière a accueilli ce 23 juillet, dans le cadre d’une mission citoyenne, une délégation, conduite par Dieudonné Minlama Mintogo, comprenant une cinquantaine d’organisations de la Société Civile (ONG, Associations et Syndicats) et des représentants de la presse nationale, pour une visite complète de ses sites de productions.



L’activité qui s’est effectuée en présence de Tarigan Perdata, responsable de la plantation d’Awala, s’est faite en trois étapes, la découverte de ladite plantation, la présentation d’une usine de production d’huile de palme et d’amende, et la visite d’un dispensaire, a en effet vu la participation de plusieurs OSC. Après une brève présentation faite sur Awala, qui s’établit sur une superficie de 20030 hectares, dont 7504 hectares occupés, soit 37% d’occupation, pour 946 employés gabonais et 173 travailleurs étrangers, la délégation s’est ensuite rendue sur l’un des trois sites, dirigé par un Gabonais, la Lobé, qui compose la plantation. Sur ce site faisant essentiellement dans la plantation et la récolte de noix de palme, la moyenne mensuelle en période de pic de production, est de 1275 tonnes.

Une heure plus tard, après avoir parcouru plus d’un kilomètre, ces hommes et femmes de la société civile se sont retrouvés au cœur de la production d’huile de palme et d’amende: à l’usine d’Awala. Fort de ses 3 grands fus de stockage, dont deux d’une capacité de 2000 tonnes et un d’une capacité de 500 tonnes, l’usine réceptionne principalement les récoltes des 3 sites susmentionnés que sont, la Lobé, la Bokoué et le Komo. La production de ladite usine oscille autour de 60 métriques tonnes par heure.

C’est donc une journée enrichissante et éprouvante qui s’est néanmoins terminée par la visite du dispensaire d’Ayeme Bokoue 1, dédié aux populations de cette localité et construit par Olam. Justin Louembe, infirmier de cette structure qui prend en compte près de 500 personnes, fait face à un manque criant de médicaments et de matériels. Il a d’ailleurs à ce propos confié que cette situation, le «contraint plus à s’adonner à la figuration plutôt que l’exercice de son métier», il appelle ainsi l’État à accompagner l’œuvre d’Olam en prennant ses responsabilités.

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