mardi,20 octobre 2020
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Aveux de la présumée voleuse d’enfants : «Je veux qu’on me donne un enfant pour que je reste tranquille»

C’est par le biais d’une vidéo qui fait office d’aveux que Mathilde Moussavou Massande, la présumée voleuse d’enfants a laissé parler son cœur à propos des actes qui lui sont reprochés et dont elle se sent coupable. D’ailleurs, la mise en cause a estimé que la solution pour qu’elle cesse d’enlever les enfants serait qu’on lui donne un enfant à élever plutôt afin qu’elle vive également ce bonheur au lieu de la renvoyer sans cesse en maison d’arrêt.

Si elle a été interpellée le samedi 3 octobre dernier après une cabale qui n’aura duré que 6 jours, Mathilde Moussavou Massande, n’a pas tardé à s’exprimer face à la caméra sur le vol répété de nourrissons. Une action peu orthodoxe et condamnable pour laquelle elle a plusieurs fois été incarcérée ou gardée à vue. A ce propos, la jeune femme a entièrement reconnu les faits qui lui sont reprochés. De la petite Marcelle Ondo à bébé Chris en passant par la petite Oumou, dame Massande reconnaît le tort qu’elle fait à autrui. 

« Quand je prends les enfants, c’est pas pour faire du mal. Je veux juste ressentir ce que les femmes comme moi ressentent. Je sais que je fais du tort à mes sœurs mais je demande pardon parce que moi-même je ne sais pas ce qui m’arrive. C’est pas aujourd’hui que cela a commencé. J’ai même fait la prison mais rien ne change », a-t-elle déclaré en guise de mea culpa. Un témoignage empreint de regret qui vient dépeindre une toute autre image de Mathilde Moussavou Massande.

Bien que consciente de la gravité des actes posés à l’encontre de plusieurs femmes, la présumée voleuse d’enfants est persuadée que l’emprisonnement ne l’aidera pas à s’en sortir. « Ce que je demande c’est de l’aide. Pour que cela s’arrête. Je ne veux plus prendre les enfants d’autrui. Donc je veux qu’on me donne un enfant, que je vais élever, pour que je reste tranquille. La solution ce n’est pas la prison. Même j’y retourne je vais refaire », a indiqué Mathilde Moussavou Massande au bord des larmes.

La justice gabonaise est donc appelée à faire preuve de psychologie dans la gestion de ce cas atypique qu’est cette jeune femme. Quitte à ordonner des examens psychiatriques assortis d’un suivi approprié avant de l’isoler des personnes dites moralement stables. D’ailleurs, avec un casier judiciaire rempli, Mathilde Moussavou Massande démontre que l’emprisonnement n’a pas eu l’effet escompté sur elle. 

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