Averda suspend temporairement ses activités

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Averda de nouveau dans l’impasse. L’entreprise spécialisée dans la collecte des déchets et les ordures ménagères dans les communes  de Libreville et d’Akanda est mis à mal dans l’exécution de ses responsabilités. En effet, c’est dans un communiqué publié le 12 décembre dernier, qu’Averda présente ses excuses aux populations Librevilloises et Akandaises suite à la suspension temporaire de ses activités.



La raison évoquée par l’entreprise n’est rien d’autre que la «fermeture temporaire de la décharge de Mindoubé 1.» L’entreprise serait en attente d’instruction du gouvernement pour l’obtention d’un nouveau site de dépotage d’ordures. «Nous présentons toutes nos excuses aux populations Librevilloises et Akandaises pour les désagréments occasionnées qui, malencontreusement, sont indépendants de notre volonté.»; peut-on lire dans ledit communiqué signé  de Joseph Minko Olenga directeur général adjoint d’Averda.

Pour nos confrères de Gabonactu, le problème viendrait du droit de gestion de la décharge de Mindoubé 1, situé dans le 5e arrondissement de Libreville. La décharge, toujours selon la même source serait encore gérée par Clean Africa .Une ancienne société de ramassages d’ordures ayant perdu son contrat avec l’Etat depuis fort longtemps, mais qui malheureusement autorise ou refuse l’accès à la décharge au gré de ses intérêts. Quant à la direction générale d’Averda, elle promet de reprendre les activités, avec le même entrain dès que la situation  reviendra à la normale.

Le visage que présente la capitale gabonaise depuis quelque temps est peu reluisant et très inquiétant. Dans la majorité des quartiers de Libreville, les ordures ménagères qui ne sont plus ramassées par « Averda » trônent en maîtres.

Visibles dans la plupart des grands carrefours et côtoyant désormais la voie publique, ces tas d’immondices semblent ne pas inquiéter l’Exécutif. Faisant ainsi des riverains et les automobilistes les premières victimes collatérales de ce conflit. Pourtant, il est évident que si rien n’est fait dans les plus brefs délais, Libreville pourrait être confronté dans les semaines à venir à une épidémie.

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