Avancement au mérite: les explications abracadabrantesques de Jean Marie Ogandaga

Jean Marie Ogandaga © D.R

Adopté en  Conseil des ministres le 23 février dernier, le projet d’ordonnance portant modification de la loi n°1/2005 du 4 février 2005 portant statut général de la Fonction publique continue de susciter des interrogations à propos de certains aspects de ce nouveau texte présenté comme une innovation dans la gestion des ressources humaines de l’Etat. Dans un entretien accordé au quotidien L’Union, le ministre de la Fonction publique chargé de la Réforme de l’Etat, Jean-Marie Ogandaga, est notamment revenu sur la question de l’avancement au mérite proposé par l’Etat dans ledit projet.

A propos de la réforme statuée de la fonction publique, Jean-Marie Ogandaga pense que celle-ci cadre avec la volonté des plus hautes autorités de moderniser le système de gestion des ressources humaines des agents publics dont l’objectif est de rendre plus efficace  l’administration.

Concernant la suppression de l’avancement automatique, Jean-Marie Ogandaga a soutenu que la mise en place du Système intégré de gestion des ressources humaines et de paye (SIGRHP) avait pour objectif de parvenir à «une gestion pragmatique axée sur les résultats, sur l’emploi plutôt que sur la fonction».

Il a d’ailleurs jugé que l’avancement automatique à l’ancienneté n’était pas un «critère sérieux d’évaluation d’un agent», et qu’à travers le monde, la progression dans la hiérarchie ne se faisait pas de cette manière. Dans un exercice explicatif, quelque peu abracadabrantesque, le ministre de la Fonction publique a estimé que l’avancement au mérite était le mieux adapté. «Même à l’école, on avance au mérite de vos résultats. Pas à cause de votre ancienneté. C’est cela qui fait qu’aujourd’hui on se retrouve avec des agents publics qui ont atteint le plafond de l’indice de la Fonction publique sans avoir véritablement travaillé (…) c’est tout cela qui alourdit les rappels de solde», a-t-il relevé.

Toutefois, au sein de l’opinion et plus particulièrement chez les syndicalistes du secteur public, cette réforme suscite des réprobations. Certains jugeant que ces mesures n’ont pas été prises en concertation avec les partenaires sociaux. Pis sur les réseaux sociaux des informations relayées révèlent que  le ministre de la Fonction publique chargé de la Réforme de l’Etat Jean-Marie Ogandaga a bénéficié des dispositions de l’article 23 de la loi 8/91 du 26 septembre 1991 «portant promotion à titre exceptionnel», démontrant que ce dernier a effectivement bénéficié de ce système qu’il trouve aujourd’hui pas sérieux.

Laissez votre commentaire

Laisser un commentaire