Augmentation frauduleuse des frais d’inscription : la ministre menace les chefs d’établissements

Nadine Patricia Anguile Obame, ministre de l'Education nationale

Alors que la rentrée scolaire est effective depuis le 2 octobre dernier, le ministre de l’Education nationale, Nadine Patricia Anguile Obame a échangé récemment avec les chefs d’établissements de Libreville, au Lycée Léon Mba nous rapporte le quotidien L’Union. A cette effet, elle a tapé du poing sur la table concernant les dysfonctionnements observés au sein de son département, notamment sur la hausse des frais d’inscription et la monnayage des inscriptions dans certains établissements.

Au cour de cette rencontre, le membre du gouvernement n’a pas manqué d’attirer l’attention sur l’attitude peu orthodoxe de certains chefs d’établissements qui procèdent à des augmentations de frais de scolarité sans l’aval de la tutelle. «Aucune note administrative ne vous a demandé de prélever aux parents des frais d’inscription»; a t-elle lancé visiblement excédée.

Pour mettre fin à ces comportements indignes, elle a indiqué que des comptes seront demandés aux responsables qui ont perçus frauduleusement ces frais d’inscription. Les citant nommément, elle a constaté que malgré les rappelles à l’ordre, le phénomène a continué de plus belle. “Au niveau du complexe Léon Mba, on prend 1000 francs, pendant qu’à Louis Bigman, on demande 15 000 francs.« Au gouvernement, on m’a di qu’il faut leur demander de vous présenter les doublons de leur reçus, et que chacun dise quel est le montant qui a été perçu. Vous allez aussi nous dire comment vous allez procéder pour rembourser aux parents le trop perçu»; a martelé Nadine Patricia Anguile Obame .

Par ailleurs, l’autre point évoqué lors de cette rencontre, est le vaste réseau qui semble s’être formé autour des inscriptions. En effet, depuis plusieurs années les parents sont obligés de débourser des milliers de francs pour voir leur enfants inscrit dans les établissements publics. La ministre a noté que d’après ses investigations «des réseaux bien constitués à la tête desquels des chefs d’établissements demandent 100 000 francs aux parents d’élèves qui sollicitent des places (…) même ceux qui sont dans l’enseignement catholique s’y livrent».

Des agissements inadmissibles pour la ministre de l’Education nationale qui a menacé de sanction ceux des responsables qui se livraient à ce trafic. «Je vais vous faire tomber. Je suis en train de finaliser mes enquêtes. J’ai des preuves, des sources sûres. Vous serez démis de vos fonctions»; a t-elle averti.

Laissez votre avis