Augmentation des frais d’inscription : L’UMEG n’en démord pas

Dave Branly Essanga Ayira (au centre), président de l'UMEG au moment de la déclaration © GMT

C’est à la faveur d’une conférence de presse animée dans les locaux de l’Institut de développement des entreprises et des administrations sis à Awendjé dans le 4ème arrondissement de Libreville, que l’Union des mutuelles estudiantine du Gabon a exprimé sa position sur la question de l’arrêté n°0010/MESRSFC, fixant le montant des frais d’inscription et d’écolage dans l’enseignement supérieur. Elle a ainsi indiqué son refus catégorique de voir s’appliquer une quelconque augmentation.

Ainsi, devant les médias et en présence du président de l’organisation non gouvernementale, Educaf, Geoffroy Foumboula, l’UMEG est revenue sur l’arrêté pris le 09 Juin 2017, par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui entérinait de facto l’augmentation des frais d’inscription, mesure à laquelle l’organisation s’est dite publiquement opposée.

Retraçant le bras de fer qui semble l’opposer à la tutelle, l’UMEG a informé l’opinion sur la saisine par correspondance du Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, qui s’est muré dans un silence assourdissant.

La Cour constitutionnelle s’est aussi illustrée par le même comportement. Dans la décision qu’elle a rendu «il est dit qu’au cours de l’instruction, le Ministre de l’Enseignement Supérieur a versé au dossier, l’arrêté n°0012/MESRSFC du 27 septembre 2017 qui annule l’arrêté n°0010/MESRSFC». «L’arrêté querellé ayant été annulé, la Cour a déclaré sans objet notre requête»; a précisé Dave Branly Essanga Ayira, président de l’UMEG.

«L’étudiant gabonais conscient de la situation économique précaire dans laquelle se trouve notre pays n’est pas hermétiquement fermé à une augmentation raisonnable des frais d’écolages et d’inscriptions mûrement réfléchie par les chefs d’établissements. Dès lors l’UMEG invite le ministère de l’Enseignement supérieur et les chefs d’établissements à une discussion franche pour pouvoir définir les contours de cette augmentation et les préalables inhérents»; a-t-il poursuivi.

Toutefois, au delà de cette invite à la discussion faite aux autorités gouvernementales et académiques, l’Union des mutuelles estudiantine du Gabon a réitéré son refus de voir une nouvelle mesure s’appliquer, martelant que «les frais d’inscriptions de l’année académique 2016-2017 demeurent en vigueur pour l’année académique 2017-2018».

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