Augmentation des frais d’inscription : le curieux silence des parents et des syndicats

À quelques jours de la rentrée universitaire 2017-2018, l’arrêté ministériel fixant l’augmentation des frais d’inscription n’a pas fini de faire l’objet de critiques de la part des étudiants des universités et grandes écoles du pays. C’est dans ce cadre qu’il y a lieu de se demander les raisons du silence observé chez les différentes associations de parents d’élèves, mais aussi des principaux syndicats de l’enseignement supérieur.

Depuis l’annonce de l’arrêté N°0010/MESRSFC datant du 09 Juin 2017 du ministère de l’Enseignement supérieur, qui fixe le montant des frais d’inscription et d’écolage, les étudiants n’ont de cesse de contester cette mesure qui risque de compromettre l’avenir d’une majorité d’entre eux. C’est dans ce contexte qu’ils ont introduit une demande en annulation de ladite mesure au greffe de la Cour Constitutionnelle, dont la décision est toujours attendue.

Dans le même ordre d’idée, ils ont tenté d’organiser une marche pacifique le 08 septembre dernier pour interpeller les autorités sur cette situation. Mais comme à l’accoutumé, ils ont été empêchés par les forces de sécurité, qui ont littéralement assiégé l’entrée de l’université Omar Bongo.

En effet, il faut rappeler que l’arrêté publié par le ministère de l’Enseignement supérieur, indique que les étudiants du cycle Licence devront débourser 50 000 francs CFA au lieu des 9000 francs, ceux de Master, 75 000 francs CFA au lieu des 20 000 francs habituels. Quant au cycle de Doctorat, l’inscription a été fixée à 100 000 francs. Une mesure d’augmentation incompréhensible alors que les conditions d’apprentissage et d’épanouissement au sein des universités et grandes écoles gabonaises restent toujours aussi précaires.

D’ailleurs, plusieurs étudiants s’interrogent sur le silence observé non seulement par les associations de parent d’élèves mais aussi par les syndicats de l’enseignement supérieur tel que le Syndicat national des enseignants et chercheurs, qui sont pourtant censés accompagner les démarches entreprises par les étudiants gabonais. Cette mesure prise unilatéralement par le gouvernement, devrait un peu plus interpeller ces acteurs au risque de compromettre l’avenir de nombreux étudiants.

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