Augmentation du carburant : une mesure injustifiée selon le Syltteg

En médaillon, Robert Menie, président du Syltteg © GMT/ Facebook/Karl J. Guenky

En ce début de mois de février, le prix du carburant a augmenté; passant ainsi à 620 Fcfa pour l’essence et 560 Fcfa pour le gasoil. Une énième augmentation qui a surpris le Syndicat libre des transports terrestres du Gabon qui, par la voix de son président, Robert Menie, a dénoncé son caractère injustifié.



Au petit matin de ce février naissant, les automobilistes sont surpris de constater une énième hausse à la pompe des prix de l’essence et du gasoil. Des augmentations répétées depuis le 2 décembre 2016 ensuite le 1er mars 2017 puis  le 2 décembre 2017 et la plus récente, c’est celle du jeudi 1er février 2018.

Pour le président du syndicat libre des transports terrestres, Robert Menie, ces augmentation n’ont pas lieu d’être. «L’Etat nous avait expliqué à l’époque que la Banque Mondiale et le FMI qui voulaient laisser jouer l’économie de marché, voulaient également supprimer toute forme de subvention au carburant en laissant jouer le mécanisme d’indexation. C’est-à-dire aligner le coût à la pompe sur les fluctuations du baril à l’international. Hors nous ne sommes pas dans ce cas et il faut le dire aux Gabonais. Nous avons vu à un moment donné le baril descendre en dessous de 12$ mais il n’y a jamais eu de diminution du coût du carburant à la pompe», dénonce-t-il.

Si depuis l’entrée en vigueur de cette nouvelle mesure d’augmentation la circulation automobile a gardé toute sa densité à Libreville, il n’en demeure pas  moins que des conséquences immédiates pourraient se mettre en évidence dans les tous prochains jours, vu la place qu’occupe le carburant dans le secteur des transports terrestre ou même du transport tout simplement.

Le carburant étant la principale charge des opérateurs du secteurs des transports, ces augmentations  répétées conduiront, selon Robert Menie, «à une asphyxie certaine de ce secteur d’activité». Surtout, poursuit-il, «que les prix des produits de première nécessité étant transportés. Toute augmentation du prix du carburant va amener d’une manière ou d’une autre à une augmentation des tarifs de transports», laquelle aura pour conséquence : «une incidence sociale, la répercussion de ces augmentations répétées de carburant sur les gabonais lambda», a-t-il conclu.

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