Aubameyang est-il victime de son talent?

Aubameyang © D.R

Étincelant depuis son arrivée dans le nord de Londres, celui qui aujourd’hui bat tous les records de précocité en termes de statistiques, reste néanmoins encore sous coté et en manque de reconnaissance. Acheté 65 millions d’euros, quand Lukaku, ou Morata pourtant (beaucoup) moins efficaces ont coûté respectivement 85 et 90 millions (bonus inclus), le numéro 14 d’Arsenal, n’est pas encore apprécié à sa juste valeur.

GABON LIBREVILLE

« les hommes mentent, les femmes mentent, mais les chiffres ne mentent pas », voilà qui pourrait bien constituer la réponse idéale aux détracteurs de l’international gabonais. Car de chiffres, c’est bien de ça qu’il s’agit dans le football moderne, que ce soit pour évaluer un joueur, ou pour décerner des topazes individuelles, ils sont toujours mis en avant.

En effet, en cinq saisons et demie au plus haut niveau, Pierre Emerick Aubameyang c’est tout simplement  169 buts dont 123 en championnats, le tout en 258 matchs, pour un ratio de (0,66 b/m) soit à but toutes les 119 minutes. Sur la même période dans le monde, seuls Cristiano Ronaldo, Messi, Lewandowski, Suarez, Cavani et Agüero ont fait mieux.

Plus efficace que des artilleurs reconnus comme Higuain, Griezmann, Benzema ou Lukaku, l’attaquant international gabonais est pourtant moins bien noté. Plus précis dans son jeu, plus technique que par le passé, plus créatif, le joueur de 29 ans a nettement rehaussé son niveau jeu, et devrait encore s’améliorer. Malgré tout, il peine encore à s’imposer aux yeux des spécialistes comme un des meilleurs.

A l’image d’une nouvelle génération dorée du football africain évoluant au plus haut niveau dans les meilleurs clubs des meilleurs championnats européens, Pierre Emerick Aubameyang est-il victime d’une forme de racisme inavoué? La question mérite d’être posée, tant les révélations sur certains clubs, laissent entendre qu’il existerait des « préférences ».

Quoi qu’il en soit, la star gabonaise aux 15 buts cette saison en Premier League, éblouit à chacune de ses sorties. Le Ballon d’or Africain 2015 reste donc un génie incompris, dont l’audace et les prises de positions dans son pays, lui valent le surnom « d’enfant gâté ». PEA, est néanmoins, d’ores et déjà dans les livres d’histoire, et c’est un acquis.

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