Assurance IARD: Sunu assurance Gabon à la traîne

Siège de Sunu Assurances IARD Gabon © GMT

Alors que le Gabon doit accueillir la 44ème assemblée générale de la Fédération des sociétés d’assurance de droit national africaines (Fanaf) en février 2020, la question des services fournis par certaines entreprises de ce secteur laisse à désirer. C’est le cas de la société Sunu Assurances IARD Gabon qui fait fi des attentes de sa clientèle en matière d’indemnisation des sinistres en assurance auto.



En effet, le premier objectif d’une assurance auto est de réparer les sinistres dont sont victimes les souscripteurs. La majorité des assurés est alors en droit de prétendre à une indemnisation prompte quand le cas se présente.  Sauf que cette attente semble être loin des préoccupations de l’entreprise d’assurance qui traîne très souvent les pieds pour le règlement d’un sinistre. Contacté par Gabon Media Time, un responsable sinistre de la compagnie nous a renvoyé, après un jour d’attente, vers la direction générale qui était injoignable.

Pour comprendre cette attitude, il faut souligner qu’en cas d’incident d’un assuré de Sunu « c’est à la compagnie de l’autre accidenté de dédommager en faisant intervenir au préalable un expert pour apprécier l’ampleur des dommages. C’est seulement après cette procédure que le paiement est effectué avec comme intermédiaire l’autre assureur », nous a confié un professionnel du secteur. Sauf qu’après un accident non responsable, le délai d’indemnisation semble toujours trop long. En principe, il faut attendre le remboursement des dommages subis par l’assurance adverse avant de se voir rembourser les dégâts.  

Toutefois, cette indemnisation peut se faire plus rapidement par l’assureur si le client a souscrit à une garantie « avance sur recours », qui suppose que l’assuré doit bénéficier d’une indemnisation en cas de détérioration suite à un accident. Une procédure que plusieurs entreprises d’assurance peinent non seulement à proposer à leurs assurés mais aussi à appliquer. Pourtant, cette garantie devrait être incluse dans le contrat de l’assuré.

Sauf à croire que ces entreprises méconnaissent ce type de garantie, ce qui serait une entorse grave aux dispositions du Code des assurances de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (Cima), le service proposé aux clients suscite des questionnements.  Pour un des assurés que nous avons rencontré, client de l’entreprise Sunu assurance, celle-ci s’illustrerait par un service très lent et moyen. « Non seulement l’accueil en agence est quasi inexistant, mais lors de la souscription, ils ne donnent pas les principaux avantages de mon contrat. Pire depuis la collision avec un autre véhicule, cela fait près de 4 mois qu’ils ne répondent pas favorablement à la question du dédommagement », nous a-t-il confié.  

Ainsi, cet usager qui pouvait bénéficier d’une avance sur recours de son assureur se voit contraint d’attendre des mois durant pour pouvoir procéder à la réparation de son véhicule. Du côté de Sunu,  soit c’est une volonté manifeste de ne pas offrir une meilleure qualité de service à ses assurés ou de l’incompétence, soit le profit est le seul objectif qui anime cette entreprise qui se targue d’avoir engrangé un chiffre d’affaires de 155 milliards de Fcfa en 2017. Pire, l’assureur ne daigne pas appeler ses clients pour s’assurer que leurs situations sont en bonne voie.

Cette situation qui a une incidence sur les assurés devrait interpeller non seulement la Direction générale des assurances mais aussi la Conférence interafricaine des marchés d’assurance qui sont en quelque sorte les gendarmes du marché, pour ramener à l’ordre ces entreprises.

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