Assemblée nationale: la session des dernières heures

Richard Auguste Onouviet, président de l'Assemblée nationale © D.R

Comme au Sénat, les députés siégeant au palais Léon-Mba ont assisté jeudi 01 mars 2018 dernier à la rentrée de leur première et dernière session ordinaire (pour certains) de l’année. Présidée par l’honorable Richard Auguste Onouviet, cette cérémonie s’est distinguée par le caractère «particulier» ayant ponctué à la fois l’autosatisfaction de la 12ème législature et les défis des prochaines législatives.

GABON LIBREVILLE

Présidée par le premier responsable de cette institution, la rentrée parlementaire qui s’est tenue jeudi dernier a été l’occasion, pour nos honorables législateurs, de faire le bilan de leurs différentes activités en commission, de se satisfaire du travail accompli en toute «responsabilité, grâce aux échanges fréquents et constructifs» qui ont vu 167 textes examinés parmi les plus caduques.

Pour Richard Auguste Onouviet qui a qualifié cette session de particulière du fait qu’elle clos les travaux de la 12ème législature mais également parce qu’elle assiste au prochain déroulement des élections législatives conformément au calendrier constitutionnel, cette législature reste également le lieu du souvenir «d’une volonté commune de former une coalition viable susceptibles de lutter efficacement contre les affres de la récession et d’assurer la marche du Gabon sur le chemin de son émergence économique et sociale», a indiqué le Président de l’Assemblée Nationale.

Autre point de satisfaction pour celui qu’on appelle affectueusement RAO, la relation existante entre son institution et leurs différents partenaires dont le gouvernement de la République avec qui la diplomatie parlementaire a été au beau fixe, en témoigne les textes adoptés au cours de différentes sessions : «je suis fier de ce que 21 des 26 propositions de loi, soit 81%, émanent des députés, permettant ainsi d’améliorer le ratio des lois d’origine parlementaire. Je suis fier des missions de contrôle et de vérification du bureau de l’Assemblée nationale qui ont permis, dans cinq provinces, d’évaluer sa situation des principaux projets d’investissements engagés par l’Etat», a mentionné le député de Lambaréné.

Toutefois, ce chapelet de satisfaction ne s’est pas égrainé sans fondements nostalgiques. Car, il faut dire qu’à l’orée de la prochaine élection législative, nombreux sont ces députés qui se verront remplacés par soit d’autres élus PDG soit par ceux de la Coalition en gestation. Ainsi, par la voix de leur Président, les députés ont appelé au respect des délais constitutionnels, soit le 28 avril au plus tard. Ils ont également appelé à «un scrutin serein et transparent afin d’éviter le venin de la contestation qui, malheureusement, est souvent source de violence électorale».

Laissez votre commentaire