Assemblée nationale: les agents réclament 3 mois de primes impayées

Assemblée nationale © D.R

Ce jeudi 12 juillet 2018, le Syndicat du personnel de l’Assemblée nationale (Sypan), a tenu une assemblée générale dans l’enceinte de l’institution, au lieu-dit, sous l’arbre à palabres. Au cours de celle-ci, son président, Eddy Mbadinga Bourobou, a fait un compte rendu du récent entretien qu’il a eu avec le secrétaire général de l’institution, portant sur la situation de précarité que subissent les agents ces trois derniers mois.  

Depuis la décision de la Cour constitutionnelle du 30 avril dernier, de dissoudre la Chambre des députés, les agents de l’institution, mis sous la tutelle du Sénat, vivent une situation de misère. Pour être édifié sur l’état d’avancement de leur statut, ils ont entrepris de rencontrer leur secrétaire général, afin qu’ensemble, ils trouvent une solution de sortie de crise.

En effet, depuis plus de 90 jours les 362 agents que compte la chambre basse du Parlement, réclament le paiement de leur indemnité, la prime de transport ainsi que l’assurance-maladie. Une situation qui aurait donc conduit le leader du syndicat, selon les conclusions de l’assemblée générale du jour, à rencontrer le secrétaire général.

Ce dernier, lui a assuré que s’agissant du transport du personnel, supprimé depuis le mois dernier, un «dégagement de fonds de près de trois millions, sera mis à leur disposition, pour le carburant, et ce, dès lundi prochain», a indiqué Eddy Mbadinga Bourobou, à ses collègues. Quant aux deux autres points d’achoppement, «il faudra conjuguer le verbe patienter, les caisses de l’État étant à court de liquidité», a-t-il poursuivi.

Loin de vouloir initier un mouvement de grève, le Sypan a donc au préalable, à travers cette action, souhaité rétablir le contact rompu entre la hiérarchie et la base. Une bouffée d’oxygène qui n’empêchera pourtant pas Eddy Mbadinga Bourobou de lancer un appel aux autorités. «Le personnel continue normalement son travail, tout ce que nous demandons, c’est le rétablissement des avantages qui nous sont dûs. Car beaucoup d’entre nous ont des charges sociales qu’ils n’arrivent plus à assumer», a-t-il conclu.

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