Assassinat de l’étudiante de l’IUSO: Naruto, Scarface et Zidane mis aux arrêts

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Alors que l’opinion s’insurge contre le phénomène d’atteinte aux moeurs, de l’augmentation de la violence et des accidents de la route, les forces de l’ordre s’activent pour résoudre cette insécurité grandissante. Ainsi, elles ont procédé à l’arrestation  de suspects dans le cadre du meurtre de l’étudiante de l’Iuso dont le corps a été retrouvé en juin 2018 dans les alentours du carrefour Rio et STFO.

Trois mois après la découverte du corps de la victime, des suspects ont été mis aux arrêts à la prison du Gros-Bouquet. En effet, l’enquête préliminaire a permis d’établir un lien entre les interpellés et l’agression de la jeune femme. Les trois suspects ont été inculpés pour meurtre et vol aggravé, il s’agit de deux Gabonais et un Béninois.

 L’arrestation de ces suspects est le résultat de l’ouverture d’une enquête  grâce aux témoignages d’un groupe de jeunes, qui avaient d’abord refusé d’aborder le sujet et sous la pression des limiers de la police judiciaire avaient finalement décidé de coopérer.

Les enquêteurs ont pu interpeller le premier suspect Francis penda Mamboyi surnommé Naruto, puis le deuxième Gabonais Dorlege Bouya, encore appelé Scarface et enfin le Béninois Hamed  Cheick connu sous le surnom de Zidane. Lors de l’interrogatoire, les présumés criminels ont  démenti les faits en rapport avec l’agression de la jeune femme, mais ont reconnu être coupables de vol à l’arraché et de braquage. Malgré ce désaveu, le juge d’instruction, fort d’éléments probants les a placés sous mandat de dépôt.

Cette arrestation intervient au moment où la présidente du Sénat exprime ses inquiétudes aux membres du gouvernement «Nous assistons(…) à une montée inquiétante des agressions mortelles, en particulier à Libreville, et touchant principalement les femmes avec une cruauté ignoble. » soulignait Lucie Milebou Mboussou lors de la cérémonie d’ouverture de la deuxième session ordinaire du Sénat.

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