Arnauld Engandji prend officiellement les rênes du ministère du Travail

Passation de charges en tre Carmen Ndaot et Arnauld Engandji © Gabonreview

Nommé le vendredi 4 mai 2018 à la tête du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Jeunesse chargé de la formation professionnelle en remplacement de Carmen Ndaot, l’ancien directeur général de Gabon Oil Company (GOC), Arnauld Calixte Engandji Alandji a pris officiellement ses fonctions ce lundi 14 mai 2018. C’est fort de son expérience au sein de la Société nationale des hydrocarbures que le nouveau membre du gouvernement devra désormais tenir les rênes de ce département ministérielle pilier de la politique du chef de l’Etat, Ali Bongo en matière d’emploi.

L’État de service du nouveau ministre du Travail est sans doute l’un des plus fourni du gouvernement Issoze Ngondet III. Ingénieur de production pétrolière formé à l’université de Leeds au Royaume-Uni, superviseur des opérations des champs de Gamba, d’Ivanga et de Totou, et du terminal pétrolier de Gamba pour le compte de Shell Gabon, ancien porte-parole de l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) dont il était également le Secrétaire national à la réglementation et aux négociations, Arnauld Calixte Engandji Alandji entend imprimé sa marque.

D’ailleurs lors de la cérémonie de passation de charge avec la ministre sortante, Carmen Ndaot, il a vite fait de décliner son ambition pour ce département ministériel en proie à une vague de contestations multisectorielles et à des violations répétées du Code du travail par certains employeurs. «La toute première priorité pour moi sera de regarder immédiatement les conditions dans lesquelles travaillent nos compatriotes, leurs cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), le travail régulier», a-t-il annoncé.

Il n’a pas manqué de saluer le travail abattu par la ministre sortante, qui s’est attelé à structurer de manière efficiente ce département. Un travail qu’il devra poursuivre pour le bien être des travailleurs gabonais.

En outre, le jeune ministre de 42 ans devra également faire valoir son expérience de syndicaliste pour apaiser le climat social, avant d’indiquer sa disponibilité à mettre en place un cadre propice à la discussion avec les structures syndicales mais aussi pour la défense «des  droits et des intérêts de leurs adhérents».

Autre défi qui attend Arnauld Engandji, la mise en oeuvre de la politique gouvernementale en matière d’emploi. Il s’agira de créer une synergie entre formation professionnelle et jeunesse afin d’accélérer la création d’emplois, conformément aux instructions du Plan de relance de l’économie (PRE) qui prescrit un objectif de 10.000 emplois.

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