Armel Oyieye Kalamo: «le renouvellement de la classe politique est un phénomène logique»

Armel Oyieye Kalamo © D.R

Près d’une dizaine de jours après le renouvellement des organes de décision nationaux et locaux du Parti démocratique gabonais (PDG) qui a suscité un certain malaise silencieux au sein de cette formation politique, le débat sur le remplacement du personnel politique semble remis au goût du jour. Dans une tribune parvenue à notre rédaction, Armel Oyieye Kalamo relève que le renouvellement de la classe politique gabonaise est un « phénomène logique » gage de vitalité de notre jeune démocratie. Nous publions en intégralité ladite tribune. 

GABON LIBREVILLE

Du renouvellement de la classe politique

Quoi de plus surprenant dans un pays comme le Gabon, jadis un poil gérontocrate, où le parcours politique habituel consistait à monter les échelons pendant trente ans avant de pouvoir accéder à des hautes fonctions au sein d’une famille politique ou encore dans le cadre de hautes fonctions de l’Etat.

Si à l’échelle mondiale, Kim Jong-un (31 ans) fait office d’exception à côté d’un G20 où la moyenne d’âge est de 61 ans, le continent européen fait entrer de jeunes pousses sur le devant de la scène internationale.

Expliquer le phénomène du jeunisme en politique ne devrait pas relever de l’anecdote, ni du témoignage dans notre pays le Gabon. La formation d’un jeune en politique nécessite deux facteurs : de l’audace, et un intérêt réel pour la chose publique.

Cette analyse nous exige un saut dans l’histoire politique de la famille du Parti Démocratique Gabonais ou nous avons connu différents courants de pensées à savoir les Caciques avec Georges Rawiri, Zacharie Myboto, les Appelistes avec Paul Toungui, les Rénovateurs avec Ali Bongo Ondimba.

Plus proche encore, des mouvements se revendiquant comme étant des soutiens du Président de la République Chef de l’Etat, S.E Ali Bongo Ondimba ont émergés (Le MOGABO avec Pacôme Moubelet Boubeya, Alain-Claude Billie-By-Nze).

Il en va de la santé d’une démocratie que de constater que le renouvellement de la classe politique dans notre pays est un phénomène que je qualifierai de logique.

Nous constatons tous et ce avec un grand étonnement que les dernières nominations au sein du Parti Démocratique Gabonais font l’objet de vives contestations dans la Province du Haut-Ogooué. Une agitation légitime peut être pour ceux-là qui contestent ; mais qui n’a pas lieu d’être si l’on considère que la discipline est l’apanage du bon militant, pour citer l’Honorable et ancien Secrétaire Générale du Parti Démocratique Gabonais, j’ai cité Faustin Boukoubi.  

Prendre simplement acte des décisions prise par le Distingué Camarade Président, Chef du Parti serait plus sage que de s’adonner à des guerres inutiles. L’heure est plus que jamais au travail et non à la volonté de la conservation des postes qui du reste ne sont guère des titres fonciers.

A cela s’ajoute un phénomène de paranoïa vis-à-vis de l’avènement d’associations, considérées comme contre-pouvoir par les ennemis de la diversité des actions contribuant au développement de notre pays. Sous d’autres cieux, les associations sont de véritables partenaires au développement.  

Cessons ces agitations ! Le Gabon compte neuf (9) provinces pour lesquelles nous devons résolument nous engager.

Armel Oyieye Kalamo

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