Appui financier du FMI:  les précisions de la DGBFiP et du Club de Libreville

Fabrice Andjoua Bongo Ondimba et Henri Claude Oyima, le 20 mars 2018 © GMT

Les informations sur une supposée suspension de l’appui financier du Fond monétaire international (FMI) continuent de susciter les réactions des autorités. Lors d’une conférence de presse conjointe, le directeur général du Budget et des Finances publiques, Fabrice Andjoua Bongo Ondimba et le président du Club de Libreville, Henri Claude Oyima, ont tenu à apporter des précisions concernant la mise en oeuvre effective de ce groupement d’intérêt économique et son incidence sur l’accord conclu entre le gouvernement et l’institution financière.

Lors de cette rencontre avec la presse locale, les responsables de la DGBFiP et du Club de Libreville sont largement revenus sur la supposée rupture de l’accord liant l’Etat gabonais au FMI. Des affirmations qu’ils ont tenu à démentir, en les qualifiant d’inexactes et infondées. Tout en rappelant que la mise en place du groupement d’interet economique Club de Libreville s’inscrit dans la volonté du gouvernement de trouver une solution durable à la question de l’apurement de la dette intérieure, qui a une incidence sur l’économie nationale.

Pour Fabrice Andjoua Bongo Ondimba, sa mise en oeuvre était impérieuse car pour «relancer l’économie, il était nécessaire de relancer l’activité économique». La dette constituait dès lors une véritable épine dans le pied des entreprises, d’où la décision de trouver des mécanismes pour l’épurer. «Tout ce que le FMI a demandé c’est que nous puissions respecter le cadrage macroéconomique que nous avons défini avec eux, mais ils n’ont jamais remis en question la mise en place du Club de Libreville», a-t-il relevé.

Il a par ailleurs rappelé, que le Club de Libreville avait effectivement pour objectif de relancer l’économie du pays puisque selon le règlement de ce GIE les créanciers s’engagent à réinvestir toute les sommes perçues dans le cadre du Club de Libreville dans l’économie nationale.

Henri Claude Oyima, PDG de BGFIBank, a expliqué les avantages du règlement de la dette par le mécanisme du GIE Club de Libreville dont il est le président: «Je peux ajouter que cette opération devrait être bénéfique pour le FMI, parce que le montant de la créance est de 310 milliards, qui seront payés sur 5 ans, si le club n’existait pas ce montant aurait dû être soldé immédiatement, donc la charge sur l’Etat gabonais devait être beaucoup plus importante, alors qu’avec le club, elle est étalée sur 5 ans et ceci donne à notre pays la possibilité de financer d’autres activités», a-t-il souligné.

Laissez votre commentaire

Laisser un commentaire