Anges Kevin Nzigou: «Nous allons nous limiter à la décision du tribunal»

Anges Kevin Nzigou, 3ème vice président chargé de l'implantation de Union et solidarité © GMT

C’est en marge du meeting dit de “clarification” tenu ce dimanche 20 mai 2018 au siège du parti Union et solidarité (US) sis à Nzeng-Ayong, dans le 6ème arrondissement de Libreville, que le troisième vice-président dudit parti et avocat au barreau du Gabon, Anges Kevin Nzigou a apporté cette précision quant à l’issue du procès pendant devant le juge des référés.

Profitant de la tribune que lui offrait Elza-Ritchuelle Boukandou, présidente du Mouvement des jeunes upégistes (MJU), Anges Kevin Nzigou est revenu sur la crise que traverse actuellement le parti Union et solidarité. Une crise née de l’entrée au gouvernement de l’opposant Jean de Dieu Moukagni Iwangou, également président du parti.

Consulté pour entrer au gouvernement Issoze Ngondet III, Moukagni Iwangou avait donné son accord sans en référer à sa formation politique. Nommé ministre d’Etat, ministre en charge de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, plusieurs cadres de son parti, en tête desquels les vices-présidents Anges-Kevin Nzigou et Nicolas Nguema, du Secrétaire général adjoint Éric Moussavou ainsi que la présidente du MJU, Elza-Ritchuelle Boukandou ont exigé sa démission de la présidence de l’US.

Le refus de démission et les faiblesses de la commission en charge de l’éthique de ce parti politique proche de la Coalition pour la nouvelle République ont conduit Elza-Ritchuelle Boukandou à assigner le président Moukagni devant la justice le mardi 15 mai dernier. Présentes le vendredi 18 mai dernier, devant la juridiction du président du Tribunal de première instance de Libreville, les parties ont été renvoyées à ce mardi 22.

«Nous nous sommes engagés à ne pas laisser les militants dans une situation de conflit permanent. Nous allons nous limiter à la décision du tribunal et en tirer les conséquences», a confié Anges Kevin Nzigou, par rapport aux suites qu’ils entendent donner après le verdict du juge. Il n’y aura donc pas deux tendances comme de nombreux observateurs le présagent, puisque ceux qui se font désormais appeler “les frondeurs » n’ont pas l’intention de faire appel quel qu’en soit l’issue du procès.  

Contacté par Gabon Media Time, Moukagni-Iwangou dit se placer au dessus de la mêlée pour préserver l’unité de sa formation politique. «Depuis le début, je me suis gardé de tout commentaire. Je ne veux pas donner l’impression d’être en conflit avec mes militants. Répondant de l’unité du parti, je n’ai pas à m’inscrire dans une logique de conflit ou de contradiction. Je les laisse prendre l’avantage devant l’opinion puisque c’est dans ce combat qu’ils s’inscrivent», a-t-il précisé.

Rendez-vous est donc pris ce mardi 22 mai 2018 au Palais de justice de Libreville pour connaître le fin mot de ce conflit déclaré entre Moukagni-Iwangou et plusieurs cadres de son parti.

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