vendredi,26 novembre 2021
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André Patrick Roponat : «aucun dépôt de plainte relatif à un enlèvement d’enfant n’a été enregistré»

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Après les événements malheureux du vendredi 24 janvier dernier, suscités notamment par la psychose alimentée par des publications sur les réseaux sociaux par des internautes faisant état de vagues d’enlèvements d’enfants, le procureur de la République de Libreville, André Patrick Roponat, s’est fendu d’une déclaration aux termes de laquelle il a affirmé qu’« aucun dépôt de plainte relatif à un enlèvement d’enfant n’a été enregistré ». In extenso ladite déclaration. 

« Depuis un certain temps, des informations faisant état d’enlèvements d’enfants ont alimenté les réseaux sociaux et autres médias en ligne. La conséquence a été la nais sance de la psychose au sein de la population dont le pic a été atteint le vendredi 24/01/2020 se matérialisant par des agressions qui ont coûté la vie à des compatriotes. 

Outre ces agressions, des barricades ont été érigées sur la voie publique troublant profondément l’ordre public. Eu égard à ce qui précède, des enquêtes ont été ouvertes, aboutissant à des interpellations, à la suite desquelles les personnes mises en cause sont déférées au Parquet de la République depuis hier. Il m’est opportun d’indiquer que 89 personnes ont, à ce jour, été déférées et 66 ont été mises hors de cause alors que 05 sont sous mandat de dépôt en attendant leur comparution devant le tribunal correctionnel par la procédure de la flagrance le vendredi 31/01/2020 en matinée. Et ce, pour répondre des faits de participation à un attroupement armé ayant troublé l’ordre public; diffusion de nouvelles fausses ayant troublé l’ordre public; outrages à agents dans l’exercice de leurs fonctions. 

Je tiens à préciser que ces chiffres pourront évoluer dans les 24 ou 48 heures à venir, car les enquêtes se poursuivent et des auditions sont en cours dans les unités de police judiciaire. Cf. article 4 in fine du Code de Procédure pénale Par souci de rectification d’erreurs susceptibles de se répandre dans l’opinion publique, il m’est opportun d’indiquer que toute personne qui subit un dommage a le droit de saisir la justice afin de voir l’auteur de ce dommage condamné à le lui réparer. 

Mais force est de dire que jusqu’à ce jour le Parquet de la République n’a enregistré aucun dépôt de plainte relatif à un enlèvement d’enfant. Et en dépit de cela, certaines personnes sur la base d’aucun fondement ont cru bon de s’attaquer à leurs semblables au point de leur ôter la vie dans certains cas, faisant de leurs enfants des orphelins et de leurs conjointes des veuves. Et parmi les auteurs de ces actes répréhensibles, on note même la présence d’un élève de la classe de Terminale du lycée Jean-Hilaire Aubame Eyeghe qui a été auditionné exceptionnellement en présence de deux membres de l’administration de cet établissement scolaire au Parquet de la République. Soulignons que cet élève âgé de 22 ans s’était retrouvé hors du lycée, faisant partie d’une foule qui poursuivait une personne, l’accusant d’être l’auteur de l’enlèvement d’un enfant. 

La personne poursuivie n’avait échappé à la foule que parce qu’elle avait réussi à rentrer dans l’enceinte du commissariat de Nzeng Ayong. Doit-on échapper à la rigueur de la loi parce qu’on est élève de la classe de Terminale, âgé de 22 ans ? La réponse à cette question interviendra à coup sûr après l’audience du vendredi 31/01/2020. J’attire l’attention de la population quant à l’utilisation des réseaux sociaux. Ceux-ci ne doivent pas être des armes de destruction de son semblable, car force reste à la loi

André Patrick Roponat,

Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Libreville. » 

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