Les anciens conseillers membres du CNC en attente d’indemnisation

Siège du CNC à Libreville © Gabonreview

Le 23 février 2018, un communiqué du conseil des ministres a annoncé la dissolution du Conseil national de la Communication (CNC) et son remplacement par la Haute autorité de la communication (HAC). Sauf que plusieurs mois plus tard, les anciens conseillers membres de cette institution seraient toujours en attente d’une indemnisation qui semble avoir été oubliée dans les tiroires du gouvernement.

C’est le désarroi qui habite désormais les anciens conseillers membres du CNC, qui ne savent plus à quel saint se vouer car totalisant sept mois d’arriérés de primes statutaires entre 2014 et 2018. Une situation bien connue des plus hautes autorités puisque le president de cette institution Jean-François Ndongou n’avait pas manqué d’interpeller ces dernières sur les difficultés rencontrées dans son fonctionnement car incapable de supporter la plupart de ses charges. Le budget ayant subi une cure d’amaigrissement de l’ordre de 70%.

Malgré l’existence de la signature d’une attestation reconnaissant la dette du CNC par le président de l’institution qui vient de se faire élire député laissant ses anciens collaborateurs dans l’incertitude, rien ne semble avoir bougé. D’ailleurs, une source proche du cabinet du président de la HAC indique à notre confrère Gabonreview que «l’institution n’a pas hérité du passif» du CNC. Ce qui sous-entend que les responsables de la nouvelle équipe n’auraient sous leur responsabilité que de l’actif du CNC.

«Nous avons introduit une requête à la présidence de la République, chez l’actuel directeur de cabinet, il y a trois ou quatre mois et elle est restée sans suite et sans effet. Nous avons posé ce problème de primes aux nouvelles autorités de régulation. Il n’est, visiblement, pas évident qu’elles obtiendront qu’on nous les paye», a expliqué  l’ancien conseiller-membre du CNC Gilles Térence Nzoghe visiblement désemparé.

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