ANBG: Alerte au harcèlement sexuel !

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L’image de l’administration publique gabonaise a depuis toujours été ternie par des cas de harcèlement de tout genre. Loin de se refaire une image plus saine, elle s’enfonce avec de nouveaux cas, notamment à l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) où de nombreux nouveaux étudiants sont contraints d’accepter les avances des fonctionnaires avant de se voir délivrer la célèbre «fiche jaune» qui leur concède l’ouverture d’un compte bancaire, sur lequel ils percevront leurs bourses.

Il n’est nul lâche plus grand que celui qui tire sur un homme à terre. Et c’est à cela que sans scrupule, certains agents de l’Agence nationale des bourses du Gabon, s’adonneraient à cœur joie, notamment sur les jeunes étudiantes, venues tout droit de l’intérieur du pays, poursuivre leur cursus universitaire. Les sachant démunies et sans grand soutien financier dans la capitale où elles résident désormais, des cadres de l’ANBG vont priver de nombreuses étudiantes de leurs bourses, en confisquant le seul document que demandent les établissements bancaires, pour pouvoir bénéficier de leurs droits.

Si de nombreuses étudiantes sont passées par là, très peu ont osé témoigner, par crainte de représailles de la part des cadres malhonnêtes et cupides de l’administration gabonaise. Mais parmi les victimes, une jeune femme, restée anonyme, a livré son témoignage à nos confrères de Pyramid Media Gabon, éditeur de l’hebdomadaire Le Temps.

«Depuis que je fais des va-et-vient à l’agence pour ma fiche jaune, on me demande toujours d’attendre alors que mon nom figure bien sur la liste des étudiants bénéficiaires (…) Que faut-il que je fasse ? Faut-il peut-être que j’accepte de me livrer à ce monsieur-là, qui ne cesse de me demander de sortir avec lui, pour qu’il sorte ma fiche?», s’interroge-t-elle.

Désemparée et à court de solution face à sa situation, la jeune fille explique à nos confrères que «beaucoup de mes collègues touchent déjà leur argent, ils ont déjà ouvert leurs comptes. Or moi, je continue de faire face à certains petits besoins de femme faute de moyens. J’ai besoin de disposer du minimum pour ne pas être obligée de faire la courte échelle».

Voilà une situation qui devrait interpeller le procureur de la République en vertu de la loi du 05 septembre 2016  qui interdit le harcèlement, qu’il soit  moral ou sexuel en milieu professionnel et prévoit des sanctions pénales, auxquelles peuvent s’ajouter des sanctions disciplinaires.

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