«Alphonsine water», une tromperie de plus pour les consommateurs ?

@ Gabonreview

Une fois de plus, la qualité de l’eau commercialisée dans les épiceries et par les marchands ambulants pose problème. «Alphonsine water» semble avoir repris le marché de l’eau en sachet, récemment interdite de vente au Gabon. Conditionnée dans des gobelets, à contenance légèrement supérieures et à bas coûts, la nouvelle marque a envahit les lieux de grandes affluences.

«Alphonsine Water» a volée la vedette à l’eau en sachet, qui a été retirée du marché gabonais, il y a un peu plus de deux mois maintenant. D’une contenance plus importante, le nouveau produit dit offrir aux petites bourses, l’assurance d’une eau saine et consommable.

«Alphonsine Water», qu’on retrouve dans des gobelets de 350 ml, au prix de 100 Fcfa, a conquis le marché gabonais et ceci en un laps de temps. Aux abords des établissements scolaires, dans les marchés et dans les rayons frais des détaillants, le gobelet bleu fait désormais la loi.

Sa stratégie est simple, ravir les cibles les moins vigilantes et les moins aisées, «histoire de rendre l’eau potable accessible aux petites bourses», comme le disent les promoteurs de la marque, tel un slogan relativement convaincant. Mais on peut se demander à juste titre si «Alphonsine water» est vraiment potable? A cette préoccupation, seuls les agents de la Direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCC) peuvent apporter des réponses.

Emmanuel Eyeghe Nze, directeur général de la DGCC, a assuré à nos confrères de l’Union être informé de la situation qui prévaut sur le marché de l’eau, et de la présence de ce nouveau produit. «Nous sommes entrain de nous organiser pour pouvoir déployer nos équipes sur le terrain, afin d’aller regarder comment cette eau est produite, conditionnée et conservée», a-t-il déclaré, comme pour rassurer les consommateurs de son implication dans ce qui pourrait faire l’objet d’un scandale alimentaire.

Les consommateurs, floués à plusieurs reprises par des produits peu authentiques, commercialisés sur le marché de façon illicite, se feront sans doute avoir par ce nouveau produit, dont les commodités sanitaires ne sont guère assurées. D’un autre côté, il faut bien reconnaître que l’eau minérale commercialisée et autorisée par les autorités n’est pas à la porté de toutes les bourses faisant ainsi de l’eau un produit de luxe.

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