mercredi,28 octobre 2020
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Alphonse Louma : «le traitement que le pouvoir réserve à BLA est inacceptable et inadmissible»

Intervenant au lendemain de la sortie alarmiste des conseils de Brice Laccruche Alihanga dénonçant des conditions de détention inhumaines en violation flagrante des droits de l’Homme, le docteur Alphonse Louma bien qu’ayant condamné les agissements de l’ex Directeur de cabinet du président de la République a vertement critiqué cette situation en dénonçant les pratiques d’un régime inique qui viole et bafoue insidieusement les droits les plus fondamentaux de l’Homme. 

Dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction de Gabon Média Time, les avocats de Brice Laccruche Alihanga, ancien tout puissant collaborateurs du Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, écroué à la Prison centrale dans le cadre de l’opération « Scorpion », ont dénoncé les conditions particulièrement indécentes dans lesquelles était gardé leur client, subissant  « torture » de tous genres et un traitement inhumain en violation du principe élémentaire de la présomption d’innocence. 

Brice Laccruche Alihanga est selon ses conseils en tête desquels Anges Kevin Nzigou,  « entassé avec deux autres détenus dans une cellule de moins de 9m2 aux murs sales et couverts de moisissure, sans eau, avec un trou en guise de toilette, ne garantissant aucune intimité ». Des révélations qui ont fait sortir de sa réserve le docteur Alphonse Louma Eyougha, président de l’Organisation non gouvernementale Agir pour le Gabon, se désolant du fait que le régime gabonais est très peu enclin à « respecter les standards des droits humains, notamment la présomption d’innocence, le respect de la dignité humaine » s’est-il d’abord offusqué avant de préciser que le Gabon est coutumier du fait en dépit de « la déclaration des droits de l’Homme et des peuples pourtant citée dans notre Constitution » qu’il ignore manifestement. 

Pour le leader du mouvement Agir pour le Gabon, il est inconcevable que « l’horrible calvaire enduré par les détenus du bagne de Libreville » qui selon lui est « pire que Guantanamo » soit toujours effectif en 2020 en raison essentiellement de « l’instinct sauvage et animal qui anime les personnalités qui président aux destinés de notre pays » a t-il déclaré.  Il qualifie ainsi le traitement réservé au président de l’Association des jeunes émergents volontaires ( Ajev) du reste toujours directeur de cabinet politique du Chef de l’Etat d’ « inacceptable et d’inadmissible » et fait clairement poindre dans ce traitement une volonté de régler des comptes à l’ancien membre du gouvernement aujourd’hui en disgrâce au yeux d’un mentor qui l’a pourtant adoubé. 

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Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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