Alphonse Louma : «le pouvoir planifie l’assassinat du jeune prisonnier gênant» Brice Laccruche Alihanga

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Brice Laccruche Alihanga ancien désormais Ministre chargé du Suivi de la Stratégie des Investissements Humains et des Objectifs de Développement Durable © D.R.

C’est l’analyse froide faite par  le docteur Alphonse Louma Eyougha dans sa diatribe contre le pouvoir gabonais irrespectueux de la dignité humaine, lequel s’est érigé en véritable tortionnaire de Brice Laccruche Alihanga détenu dans des conditions inhumaines. Pour le leader du mouvement Agir pour le Gabon, le traitement infligé à l’ancien Directeur de Cabinet du président de la République est fait à dessein, dans le seul but d’attenter à sa vie, en raison de sa connaissance des dossiers sensibles de la République. 


Brice Laccruche Alihanga, président de l’Association des jeunes émergents volontaires (Ajev) et ancien toutpuissant Directeur de cabinet civil du Chef de l’Etat a occupé des fonctions qui faisaient de lui, au regard notamment de ses activités, l’une des plus importantes personnalités du pays après le président de la République Ali Bongo Ondimba. Sa notoriété et  son aura étaient telles  qu’il a éclipsé le Premier ministre Julien Nkoghe Bekale, contraint de s’écraser, comme la majorité de son gouvernement devant Brice Laccruche Alihanga. C’est donc un secret de polichinelle, plusieurs observateurs ont dit de BLA au plus fort de l’AVC d’Ali Bongo, qu’il était aux commandes du Gabon. Alphonse Louma Eyougha fait partie de ces observateurs qui ont très tôt « subodoré l’imposture dans le comportement de Brice Laccruche Alihanga prenant tranquillement le contrôle de l’appareil d’Etat ». 

C’est sur cette conviction qui n’est pas foncièrement impertinente que se fonde le leader du mouvement Appel à Agir pour expliquer ces mesures coercitives inhumaines à l’encontre de Brice Laccruche Alihanga à la Prison centrale de Libreville. L’ex- Directeur de cabinet du chef de l’Etat est aujourd’hui accusé d’être responsable de tous les maux que connaît le Gabon alors qu’il aurait eu la bénédiction de son mentor dont l’adhésion au projet de BLA même si remise en cause maintenant par des opportunistes véreux, se présumait d’ellemême. « Nous avons tous vu le Chef de l’État danser au Stade de Nzeng Ayong aux côtés de BLA lors de la clôture de la tournée interprovinciale de ce dernier » a expliqué le docteur en ayant certainement la volonté de battre en brèche le procès en responsabilité exclusive intenté contre BLA et les BLA-Boys. 

Le docteur Alphonse Louma va d’ailleurs insister sur le sujet, « Ali Bongo Ondimba est entièrement responsable des comportements répréhensibles commis par son ancien collaborateur pour les avoir cautionnés si ce n’est encouragés » a d’abord précisé le docteur Alphonse Louma, en édulcorant les griefs de l’ancien DCPR qu’il estime être moins graves que ceux de son ancien patron, avant d’abonder dans son analyse pour asseoir sa certitude. « Si BLA a volé de l’argent public, il a dû le faire dans la légalité. Il n’a pas braqué le Trésor public. À la différence de son mentor, il n’a pas fait couler le sang des Gabonais » at-il précisé.   

Estimant qu’au regard des précédents éléments, mais surtout de la proximité manifeste et prouvée entre le couple présidentiel et le «  messager intime », il est incohérent et inexpliqué que le pouvoir s’acharne sur un homme de pareille façon sans qu’il y ait un noeud gordien caché par la face visible de l’Iceberg. Pour le président de l’Organisation non gouvernementale Agir pour le Gabon, « il y a anguille sous roche dans cette affaire ». Brice Laccruche Alihanga serait un « témoin possédant certainement des dossiers explosifs compromettant pour la dynastie des Bongo », raison pour laquelle « le pouvoir est en train de planifier l’assassinat de ce jeune prisonnier gênant » at-il écrit.  

Audelà de ces aspects, plusieurs autres raisons seraient à l’origine de la présumée  volonté de mise à mort du «  messager intime ». Le docteur Alphonse Louma Eyougha avance que « les questions d’adultère supposé, les règlements de comptes,  parasitent le bon fonctionnement et la bonne gouvernance d’un pays, lequel pays se retrouve comme dans une mafia où c’est le plus rapide à dégainer qui l’emporte sur les autres » a t-il conclu.  

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