Ali Bongo : «nous avons toujours fait le choix du dialogue comme modalité principale de règlement de nos différends politique»

Le dialogue politique prôné par Ali Bongo a ouvert ses travaux ce 28 mars 2017 au palais présidentiel. L’initiateur a réaffirmé la nécessité de mettre sur la table un certain nombre de questions pour apaiser le climat sociopolitique tendu depuis l’élection présidentielle du 27 août 2016. C’était donc l’occasion pour l’ensemble de la classe politique du moins les participants à cette grande rencontre de porter un regard optimiste ses assises qui s’étaleront sur près d’un mois.

Dans son propos liminaire, Ali Bongo a salué l’ensemble des acteurs politiques de la majorité et de l’opposition qui ont accepté  de prendre part au dialogue politique, soulignant à ses interlocuteurs que leur «présence témoigne de l’intérêt manifeste qu’ils  portent à l’évolution de notre pays, engagé résolument sur le chemin de la modernité politique.

Evoquant le contexte dans lequel s’ouvre le dialogue politique, il a indiqué  que : «7 mois après la tenue de l’élection présidentielle du 27 août 2016, à l’issue de laquelle certains de nos compatriotes optèrent d’emprunter le chemin de la violence pour exprimer leur désaccord».

S’appuyant sur certaines notes de l’histoire politique du pays, Ali Bongo a affirmé que «les palabres postélectorales ne datent pas d’aujourd’hui. Elles sont aussi vieilles que l’histoire des élections dans notre pays». A ce propos il a pris comme exemple marquant de cette histoire trouble de la nation, «les récriminations politique de Jean Hilaire Obame au surlendemain des élections de mars 1957 (…) plus précisément de l’issue de l’élection du Conseil du gouvernement, le 21 mai 1957».

En outre, malgré ces faits marquants, Ali Bongo a souligné que «nous avons toujours fait le choix majoritaire du dialogue comme modalité principale de règlement de nos différends politiques».

Abordant la tenue du dialogue, il s’est réjoui que cette rencontre se passe en deux phases, «la phase citoyenne donnera l’occasion aux acteurs de la société civile, dans ses diverses composantes, de s’exprimer librement sur les préoccupations relevant de leur objet social respectif» Il a ensuite déclaré que le temps viendra ou des politiques debattront,  «en intégrant les préoccupations et propositions exprimés lors de la phase citoyenne», pour proposer des réformes institutionnelles, électorales, économiques et sociales attendues par les citoyens gabonais.

Laissez votre avis