Ali Bongo à la diaspora gabonaise : «ce n’est pas sur la place du Trocadéro qu’ils trouveront un emploi»

En marge de la cérémonie d’inauguration de l’usine de production d’huile de palme de Mouila dans la province de la Ngounié, Ali Bongo Ondimba n’a pas manqué dans un entretien avec la presse de lancer un petit colibet à l’endroit de la diaspora gabonaise en France. En effet, il invite ces derniers à revenir au Gabon, pour dit-il «chercher un emploi», nous rapporte le site Gabon Actu.

Depuis la fin des élections présidentielle du 27 août 2016, la diaspora gabonaise n’a pas cessé de manifester contre la réélection d’Ali Bongo à la tête de l’Etat, C’est donc par  centaines qu’ils  se retrouvent chaque week-end pour dénoncer ce qu’ils qualifie de «coup d’état électorale» perpétré par le pouvoir, dénonçant au passage les graves violations des droits de l’homme et l’emprisonnement arbitraire de plusieurs gabonais depuis le 31 août 2016.

Une situation qui semble retenir l’attention d’Ali Bongo, puisque ce dernier a lancé ce mardi 11 avril à Mouila un petit clin d’œil en direction de la diaspora qui manifeste chaque samedi  sur la place du Trocadéro ( à Paris, ndlr)  contre sa réélection pour un second mandat.

«Nous invitons tous nos compatriotes qui passent leur temps toutes les semaines sur la place du Trocadéro (à Paris en France, ndlr) à venir ici au Gabon, voir le Gabon qui marche», a-t-il lancé. Ainsi, il a invité ses compatriotes «à venir chercher un emploi car lorsqu’ils décideront de revenir, ça sera trop tard». Oubliant sans doute que le taux de chômage avoisine selon les chiffres officiels les 20% de la population. Alors comment pourvoir des emplois pour la diaspora quand ceux qui vivent au Gabon, peinent à en trouver?

Sur un ton un plus sarcastique il a souligné que «ce n’est pas sur la place du Trocadéro qu’ils trouveront un emploi». Une déclaration qui sans doute pourrait susciter l’ire de la diaspora, qui est en total divorce avec le pouvoir en place, qu’il accuse d’avoir volé la victoire de Jean Ping lors du scrutin présidentielle de l’an dernier.

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