Alexandre Désiré Tapoyo fait le tour de l’actualité sociopolitique au pas de course

Alexandre Désiré Tapoyo, le 8 février 2018 © GMT

Longtemps resté en retrait depuis sa participation au dialogue politique organisé par Ali Bongo Ondimba, puis son adhésion au Parti démocratique gabonais (PDG), l’ex ministre des Droits Humains, de l’Egalité des chances, Alexandre Désiré Tapoyo, était face à la presse ce jeudi 8 février 2018, pour évoquer avec lucidité la situation sociopolitique que traverse le pays.

GABON LIBREVILLE

Au menu de cette rencontre avec les femmes et hommes des médias, plusieurs sujets d’actualité de l’heure. Entre les accusations de gabegie financière que seraient coupables des hauts cadres de l’Etat, en passant par le phénomène d’insécurité qui se développe de manière inquiétante, il y avait également la situation économique difficile que traverse le pays.

En effet, c’est en sa qualité de membre du Comité de suivi des actes du dialogue politique et de citoyen que Alexandre Désiré Tapoyo a tenu à donner son point de vue sur les scandales de dilapidation des deniers publics orchestrés par certains responsables de l’entreprise étatique. «Je voudrais ici m’indigner de certaines mauvaises habitudes que nous avons tous directement ou indirectement acquis. Au moment où les services concernés par la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite s’activent à travers l’opération Mamba, il est inacceptable que certains compatriotes profitent de leur positions professionnelles pour s’adonner au racket et à la spoliation de leurs concitoyens; ceux-là même qu’ils sont censés servir», a-t-il indiqué.

Il a, pour ce faire, estimé qu’il était nécessaire que les autorités prennent à bras le corps cette question de corruption et de gaspillage des fonds publics qui, indubitablement, a une incidence sur le bon fonctionnement de l’Etat et engage la crédibilité de son administration.

L’ancien membre du gouvernement est par la suite revenu sur les nombreux fléaux qui gangrènent la société gabonaise depuis plusieurs années, notamment le problème d’insécurité, d’incivisme accentués par la consommation des drogues chez les plus jeunes ou même l’insalubrité qui a prit des proportions endémiques menaçant même la santé des populations.  «Les violences et l’alcoolisme en milieu scolaire ainsi que les actes de débauches et de vandalisme de nos élèves et enfant sont autant de signaux inquiétants preuve d’une société malade. C’est ici l’occasion donc d’appeler à une grande réflexion nationale sur ce qu’est la cellule familiale gabonaise. Il est désormais important d’avoir une idée clair de ce qu’est une famille», a exhorté Alexandre Désiré Tapoyo.

«Sur le plan socioéconomique, ce cri que je lance ici trouve tout son sens. Il est, en effet, inadmissible que les difficultés aujourd’hui vécues par les retraités, nos pères et mères qui ont travaillé toute leurs vies ne trouvent pour seule réponse audible que celle  du défaitisme justifié de préférence par le marasme économique», a-t-il martelé, avant d’ajoutant qu’il était nécessaire de faire des efforts supplémentaires afin d’éviter les mouvements d’humeurs observés ça et là.

Lors de cette rencontre qu’il a voulu sans langue de bois, Alexandre Désiré Tapoyo a exprimé également son incompréhension suite à l’augmentation du prix du carburant. Il a estimé qu’il était important pour une bonne compréhension par les citoyens, que les services  en charge de ces questions expliquent clairement les mécanismes qui sous-tendent cette évolution exponentielle.

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