Alain Djally, aide-camp de Jean Ping arrêté par la DGR

Alain Djally derrière Jean Ping, lors d'une sortie à Medouneu

Alain Djally, aide-camp de Jean Ping, principal opposant à Ali Bongo Ondimba lors de la présidentielle du 27 août dernier, dont il conteste toujours le résultat, a été arrêté, ce  jeudi 13 avril, par les agents de la Direction générale de recherche de la gendarmerie nationale. Il lui est reproché de porter illégalement une arme, selon son avocat.

Ancien militaire, Alain Djally est un proche du premier cercle et un fidèle de Jean Ping, dont il est décrit comme «l’aide de camp» dans les différentes fonctions que celui-ci a occupées: ministre des Affaires étrangères à Libreville (dans les années 2000), président de l’Assemblée générale des Nations unies à New-York en 2004-2005 et président de la commission de l’Union africaine à Addis Abeba entre 2008 et 2012.

«Des hommes en armes, dans un véhicule 4×4, ont encerclé la voiture de M. Alain Djally et sa femme, alors que celui-ci sortait de son domicile ce jeudi matin (…) pour se rendre chez M. Ping», a déclaré Me Jean-Rémy Bantsantsa, avocat au barreau du Gabon, conseil d’Alain Djally et de Jean Ping.

Par ailleurs, au cours de sa conférence de presse, l’avocat a précisé qu’«AlainDjally et son épouse ont été arrêtés par les services de la Direction générale des recherches (DGR)», dans les locaux de laquelle son client se trouvait toujours jeudi vers 19H30. Mme Djally quant à elle a été libérée en milieu d’après-midi selon lui.

Me Jean-Rémy Bantsantsa, – qui n’a pas pu rencontrer son client jusqu’ici – a indiqué avoir parlé à son épouse, qui lui a dit que les agents de la DGR avaient perquisitionné leur domicile à la recherche d’une arme. «Alain Djally ancien militaire devrait posséder un permis de port d’armes», a-t-il fait savoir.

«Il y a présomption de détention de port d’arme illégal, mais je n’en sais pas plus sur le sujet», a confié le procureur de la République près le tribunal de première de Librevile, Steeve Ndong Essame Ndongle.

De son côté, le porte-parole de Jean Ping, Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, a dénoncé «l’arrestation arbitraire de Monsieur Alain Djally», y voyant «un enlèvement et une séquestration arbitraire», «Le pouvoir, une fois de plus, montré à la face du monde son vrai visage. Celui d’un pouvoir autocratique et brutal que les Gabonais sont déterminé comme jamais à se libérer» a-t-il poursuivi.

En outre, il a affirmé qu’Alain Djally et son épouse ont été arrêtés sans mandat, que son avocat n’a pas été autorisé à voir son client et que leur domicile a été perquisitionné également sans mandat.

Cette arrestation intervient alors que le pays est toujours en proie à des tensions politiques, économiques et sociales, sept mois après la réélection contestée du président sortant Ali Bongo Ondimba.

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