Aide au développement: le comportement «corrompu» et «prédateur» des dirigeants gabonais indexé

Les membres du gouvernement en Conseil des ministres autour du Président de la République © D.R

Alors que le ministre français des Affaires étrangères Jean Yves le Drian a annoncé que l’aide au développement serait revue à la hausse à compter de l’année 2019, le Gabon qui fait partie des pays qui reçoivent cette aide, a été pointé du doigt. Ainsi, le journal Libération, a souligné le côté  «corrompu» et «prédateur» des dirigeants du pays.

C’est une nouvelle qui devrait ravir les principaux récipiendaires de l’aide au développement fournie par l’Etat français, par l’intermédiaire de son «opérateur pivot» l’Agence française de développement (AFD). Revue à la hausse, cette aide sera désormais versée sous forme de dons. Néanmoins, dans l’Hexagone, certains s’interrogent sur le cas du Gabon.

En effet, le journal Libération citant Jean Yves le Drian, souligne en parlant du Gabon «un régime corrompu et dictatorial» et «qui ne partage pas nos valeurs». Si le ministre  français tempère en indiquant malgré tout  «qu’on n’a pas le droit de faire en sorte que les populations de ces régimes soient exclues de l’aide française», il jette néanmoins un pavé dans la marre.

Indexant une oligarchie qu’il nomme «le clan Bongo», le journal souligne pour sa part, que le pays est «ruiné par ses dirigeants » et met en avant le fait que «l’AFD a déjà investi 800 millions d’euros (524 milliards de Fcfa) entre 2010 et 2017. Sans en freiner l’inexorable effondrement». Pure spéculation ou vérité, toujours est-il que c’est bien le Gabon qui est pointé du doigt.

Si cet article surgit quelques jours après que la Haute autorité de la communication (HAC) eut suspendu la télévision nationale française «France 2» pour les trois prochains mois, il a au moins le mérite de révéler le montant colossal reçu par le Gabon de l’AFD, en à peine sept ans.

Laissez votre commentaire