Agression du marché artisanal : Steeve Ndong fait le point

Steeve Ndong Essame Ndong © GMT

Suite à l’agression survenue le samedi 16 décembre dernier, au Grand Marché Artisanal de Libreville, sur deux sujets Danois, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville, Steeve Ndong Essame Ndong a fait le point sur l’enquête, à son cabinet ce mardi 19 décembre 2017. 

GABON LIBREVILLE

Dans son propos préliminaire, Steeve Ndong s’est prononcé sur l’état de santé d’une des victimes. Grièvement blessée au cou et au dos, suite à l’agression, la victime a été urgemment transportée à l’hôpital des Instructions des armées, Omar Bongo Ondimba, où la vie de cette dernière a été finalement épargnée par les médecins.

Bien que l’enquête en cours ne permet pas encore de faire toute la lumière sur cette affaire. Elle a déjà abouti l’arrestation de 38 ressortissants tous originaires de l’Afrique de l’Ouest, une reconstitution des faits et une perquisition au village artisanal et la saisie des téléphones portables et objets divers pour besoin d’enquête.

Quant à l’assaillant de 53 ans, arrêté sur le lieu de la commission des faits, il a été interrogé par les officiers de la police judiciaire. «Ce dernier reconnaît avoir minutieusement préparé l’acte  et sa volonté de tuer les ressortissants des pays occidentaux en représailles aux attaques des Etats-Unis contre les musulmans, et la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël»; a précisé le procureur de la république.

Selon les premiers éléments de l’enquête de flagrance ouverte par le parquet de Libreville, déclinent un acte terroriste et raciste. Commis par Arouna Adamou, 53 ans, ressortissant d’origine Nigérienne, vivant au Gabon depuis 19 ans dont 15 ans à Booué dans la province de l’Ogooué-Ivindo où il exerce une activité d’épicier.

Arrivé à Libreville le 14 décembre dans l’optique de commettre son forfait, il a eu le temps de filer le couple danois venu pour effectuer un reportage pour le compte de la chaîne de télévision National Geographic. Le procureur de la République a d’ores et déjà promis de peser de tout son poids, « en sa qualité de garant de l’ordre public » pour punir sévèrement cet acte conformément aux dispositions prévues par le code pénal gabonais.

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