samedi,6 mars 2021
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Agression à Ndendé-Doussala: la part de vérité de la famille de feu Doukaga

Accusé d’avoir porté à tabac Faustin Ndziengui, un agent des Travaux publics, la famille de feu Paul Oumar Doukaga Kwendy a tenu à rétablir la vérité autour des échauffourés qui se sont déroulés le 28 décembre 2020 à Ndendé-Doussala dans la Ngounié. Selon, le porte parole de la famille incriminée, les orphelins seraient entrés dans un accès de colère après que le chef de chantier eut déversé de la latérite sachant qu’ils passeraient.

Alors que l’opinion publique était persuadée que l’incident qui a eu lieu le 28 décembre dernier sur la route Ndendé-Doussala était un acte délibéré de deux individus prétendument au-dessus de loi, tout pourrait être finalement différent. C’est en tout cas ce qu’ont laissé entendre les membres de la famille mise en cause par Faustin Ndziengui. Ces derniers soutiennent mordicus qu’il ne s’agirait en réalité que d’une non-maîtrise de soi face à un agent public « arrogant » ponctué d’inconsideration vis-à-vis des morts.

En effet, ce jour-là, les membres de la famille de feu Paul Oumar Doukaga Mwendy tentaient de se rendre au cimetière de Moussonga dans la Ngounié. Sur leur chemin, ils auraient fait la rencontre de Faustin Ndziengui, responsable des travaux de la route. C’est alors que s’ouvre la discussion avec l’intéressé qui aurait déclaré : « moi je fais mes travaux et j ‘espère que l’enterrement va bientôt se faire parce que je n’entends pas arrêter mes travaux ». 

Surpris, car aucun panneau de signalisation n’indiquait que des travaux de réhabilitation étaient en cours, l’un des orphelins l’informait que leur descente était autorisée. « Etant ici nous ne savons pas à quelle heure le cortège va démarrer vu qu’il y a une messe prévue avant la levée du corps pour l’enterrement. Par ailleurs, je vous apprends que vous avez l’obligation de nous aider en cas de difficulté, c’est le ministère de l’Intérieur qui vous demande de le faire », aurait-il souligné.  

En réaction, le chef de chantier exhorte donc les membres de la famille endeuillée de l’appeler, une fois leur cortège en voie d’arriver au village. Seul bémol, Faustin Ndziengui n’aurait laissé aucun contact pour le joindre par appel téléphonique. Dans ces entrefaites, l’agent des travaux publics décide de reprendre ses activités en déversant de la latérite à près de 2 kilomètres dudit cimetière. Constatant les faits, les membres de la famille Doukaga se rapprochent à nouveau de l’agent pour solliciter 45 minutes supplémentaires afin d’accélérer le pas et de finir les obsèques de leur regretté père.

Une requête insidieusement refusée par Faustin Ndziengui qui fera benner 5 camions de latérite au milieu de la route et au bout de cette montagne de latérite des grosses pierres obstruant volontairement la voie. Et ce, au mépris total de  la volonté de la décision administrative présentée. Laquelle recommandait les autorités civiles et militaires locales de prêter main forte en cas de difficultés au cortège du défunt. 

Une fois sur les lieux, le cortège composé de plus de 14 véhicules dont celui qui transportait la dépouille, se retrouve bloqué. La stupéfaction sera telle que la colère était perceptible au sein des membres de la famille. N’ayant aucun interlocuteur, certains décident de poursuivre le chemin boueux à pieds sur près de 300 mètres. Ce n’est qu’à cet endroit qu’ils auraient à nouveau croisé Faustin Ndziengui, confortablement assis dans un camion. Ce dernier aurait déclaré qu’il était hors de question de suspendre ses travaux « à cause d’un enterrement ».

S’en est suivie une rixe verbale qui a migré vers un accrochage physique. Faustin Ndziengui s’en sortira avec une « égratignure sous son œil droit ».  Observant de loin la scène, les responsables de la famille se précipitent sur les lieux et mettent un terme à la bagarre. Revenu à des meilleurs sentiments et estimant avoir mal agi, le chef de chantier aurait même présenté de vives excuses pour le désagrément. 

Une résolution amiable qui consacrait la reprise de la traversée. Pour ce faire, Faustin ordonne à ses agents de dégager la voie. Les autres véhicules pouvaient désormais circuler pour regagner leur village. Pendant ce temps-là, il se serait rendu à l’hôpital de Ndendé où le médecin chef lui aurait délivré un certificat médical recommandant un arrêt temporaire de 4 jours. Mais contre toute attente, la direction régionale des Travaux publics de la Ngounié aurait décidé d’arrêter les travaux sur le tronçon objet de la querelle. 

A ce propos, la famille s’interroge sur le bien-fondé d’une telle démarche peu valorisante des services publics à l’égard des populations. « Comment barrer une seule route aux usagers sans aucune précaution élémentaire basée sur l’information ? Que prévoit la loi en pareille circonstance ? Les services publics n’ont aucune obligation à l’égard des populations ? Ces dernières sont-elles dépourvues de droits ? », ont-ils laissé entendre.

Pour l’heure, une source bien renseignée fait état d’une plainte déposée par Faustin Ndziengui à l’encontre de deux membres de la famille, pourtant absents au moment des faits. Nous y reviendrons !

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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