AGP : les salariés en grève de la faim après 10 mois de salaires impayés

Siège de l'Agence gabonaise de presse © Gabonactu

Sans salaires depuis plus d’un an, les agents de l’Agence gabonaise de presse (AGP) ont entamé une grève de la faim pour revendiquer le paiement de leurs droits. Grève qu’ils observent pour disent-ils sauver l’AGP.



«18 mois sans salaire nous avons été chassés de nos maisons avec femmes et enfants alors nous avons décidé d’entamer une grève de la faim jusqu’à satisfaction du versement de nos salaires; ce n’est pas une revendication ou une faveur que nous demandons mais le respect de nos droits.»; déclare les grévistes qui ont envahi le siège de leur entreprise pour observer une grève de la faim.

Un administrateur provisoir a été désigné à la tête de l’AGP, plus de 6 mois après sa prise de fonction, rien ne semble s’améliorer. «Nous sommes désespérés, abusés, découragés car on a perdu notre outil de travail»; poursuivent les grévistes qui appellent désormais à l’arbitrage du Chef de l’Etat.

«Nous appelons à l’intervention du président de la République. Monsieur le président ALi Bongo Ondimba, n’est-ce pas vous même qui avez dit : «je serais heureux que lorsque chaque gabonais le sera» alors au vu de ce drame qui se déroule sous vos yeux que faites vous ?»; déclarent-ils.

L’Agence Gabonaise de Presse (AGP), est confrontée à des difficultés de plusieurs ordres depuis des années reconnaît, le porte-parole du gouvernement, Alain Claude Bilie-By-Nze qui disait juin dernier, avoir demandé à la Direction de l’AGP de restructurer l’agence. «La direction de contacter l’inspection du travail pour traiter des situations des agents non-fonctionnaires et de procéder au redéploiement des fonctionnaires au sein de l’administration et des autres organes publics, pour permettre la relance.»; précisait le ministre, 6 mois plus tard cette instruction semble toujours n’avoir pas été exécutée.

Les réformes structurelles proposées par le gouvernement que devait conduire Fidèle Biteghe, le nouveau Directeur général, auparavant en poste au ministère de la communication, nommé en juin dernier, tardent à être mis en en oeuvre. Entre temps, les salariés broient du noir.

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