Affaires étrangères : les grévistes menacés par la police

La police quittant le siège du ministère des Affaires étrangères © D.R

La grève générale entamée par les agents du ministère des Affaires étrangères se poursuit depuis plusieurs semaines déjà. Mais le lundi 15 janvier 2018 dernier, ces derniers ont reçu une visite inopinée des forces de l’ordre pour les violenter alors qu’ils observaient un piquet de grève dans la cours du siège du ministère des Affaires étrangères. Une situation qui vient une fois de plus jeter de l’huile sur le feu alors que les agents n’avaient posé aucun acte susceptible de faire intervenir la police.



Alors que les agents du ministère des Affaires étrangères étaient à leur piquet de grève dans les locaux de leur ministère de tutelle, une escouades de la gendarmerie et de la police ont investi brusquement les lieux pour les déguerpir. Un acte condamné par le président du syndicat des agents des affaires étrangères (SAAE), Ghislain Boukandji qui s’est dit «surpris de voir les gendarmes et ensuite les policiers venir ici pour nous intimider».

«Nous ne perturbons personne depuis que nous avons entamé notre grève. Mais grande a été notre surprise de voir ce matin des gendarmes et des policiers déchirés nos banderoles et nous demander de quitter les lieux. Nous revendiquons nos droits, un peu de dignité et de la considération de la part de nos gouvernants et ce qu’ils nous répondent c’est la force», s’est insurgé l’un des grévistes.

Il faut noter que le ministre des Affaires étrangères, Noel Nelson M’Essone avait effectivement reçu les agents grévistes mais aucune solution n’avait été trouvée, créant de ce fait le statu quo au sein de ce département.

Pour rappel, concernant leur cahier de charges, les agents réclament le paiement de leur prime de servitude diplomatique et l’amélioration des conditions de travail qu’ils jugent archaïques. Toutefois, il est regrettable que face à ces revendications légitimes, le gouvernement opte pour le tout répressif au lieu de trouver des solutions aux problèmes posés par les grévistes.

Laissez votre commentaire