Affaire Veolia-Seeg: le gouvernement joue la carte de l’apaisement

Régis Immongault et Madeleine Berre autour d'hommes d'affaires français © DIG

Ramener la sérénité entre le gouvernement gabonais et le milieu d’affaires français, notamment après le départ de Veolia. L’Etat gabonais, par la voix de son ministre de l’Economie, Régis Immongault, a donc décidé de jouer la carte de l’apaisement au cours d’une réunion que ce dernier a animé ce mercredi 7 mars à Arambo. Le ministre de l’Economie a fait face à une délégation d’investisseurs français conduite par le président des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF).

Initialement prévue pour aborder les questions relatives à l’environnement des affaires au Gabon et à la place des opérateurs économiques français dans celui-ci, l’affaire Veolia en toile de fond a en effet cristallisé les discussions entre les deux parties. En présence de la ministre de la Promotion des investissements privés, du Commerce et de l’Industrie, Madeleine Berre, les hommes d’affaires français ont exprimé leur inquiétude quant au climat qui prévaut, empreint de suspicions et d’amalgames.

«Cette réunion était en rapport avec le contexte économique un petit peu particulier qui a prévalu ces derniers temps. Notamment avec l’opération de réquisition de Veolia qui a entraîné pas mal de bruit dans la presse, et qui n’était d’ailleurs pas toujours fondé. Nous avons également abordé les arriérés de l’Etat, les petits dysfonctionnements qu’on peut remarquer dans le cadre de nos activités quotidiennes», a indiqué Didier Lespinas, président du CCEF.

Disons, qu’avec la lettre du Mouvement des entreprises de France (Medef), au Premier ministre gabonais, qui a été perçue comme une maladresse par Régis Immongault, il y avait matière à s’inquiéter. Malgré tout, les deux parties se sont accordées sur le fait que les relations économiques entre les deux Etats demeurent intactes. Et que le dossier Veolia ne devrait en aucun cas être confondu comme étant une affaire impactant l’intégralité des entreprises françaises.

«C’était pour nous l’occasion de faire le point sur l’actualité économique et financière du pays et de repréciser les choses. D’abord, ce que fait le gouvernement pour permettre aux opérateurs économiques d’être des partenaires crédibles dans le cadre du plan de relance économique. Ensuite, a été également l’occasion de repréciser les choses dans le sens où les relations entre l’Etat gabonais et Veolia ne concernent pas tous les opérateurs économiques», a déclaré Régis Immongault.

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