Affaire Veolia-Gabon: IDRC Africa exige la publication du contrat concession

Hervé Omva Ovono, coordonnateur de programmes de l'ONG IDRC Africa © D.R

La réquisition de la Société d’energie et d’eau du Gabon (SEEG) par l’Etat, actant la fin du contrat de concession avec la multinationale française Veolia, continue d’alimenter le débat au sein de l’opinion. C’est dans ce cadre que l’organisation non gouvernementale Initiative développement recherche conseil (IDRC Africa), a animé un point de presse ce samedi 10 mars à son siège, afin d’exiger des autorités la publication officielle du contrat de concession et des différents avenants liant l’Etat gabonais à l’entreprise.  

En effet, c’est par la voix de son coordonnateur de programmes, Hervé Omva Ovono, que le l’ONG IDRC Africa a tenu à donner sa position concernant cette affaire qui défraie la chronique. Il a exprimé sa solidarité envers le gouvernement, indiquant non seulement que c’est Veolia qui avait décidé de «rompre les négociations pour la signature du contrat définitif avec l’Etat gabonais», mais aussi que «la qualité de service d’approvisionnement en eau et en électricité rendu par la SEEG-Veolia au consommateur était médiocre».

Elle a salué de ce fait la décision courageuse du gouvernement, qui en rompant, mettait l’intérêt du peuple gabonais au dessus de toute considération affairiste. En outre, face aux inquiétudes des autorités françaises, IDRC Africa a invité ces derniers à prendre «un positionnement digne et ferme sur les valeurs éthiques et de respect de l’Etat de droit, si chère à la France».

Toutefois, dans un soucis de transparence, l’ONG a exigé la publication des clauses du contrat de concession entre l’Etat et Veolia. «Nous exigeons la publication officielle du contrat et des différents avenants liant l’Etat gabonais à la SEEG-Veolia. Nous exigeons la publication officielle de la liste des différents actionnaires gabonais ainsi que les procédures qui leur ont permis d’acquérir ces actions. Nous exigeons également les explications des responsables du comité de privatisation qui a conduit la signature de ce contrat», a indiqué Hervé Omva Ovono.

En prélude à la bataille juridique qui semble  se profiler suite à cette affaire, l’IDRC Africa a appelé le peuple gabonais, quelque soit son bord politique à rester serein et vigilant, martelant qu’il « n’y a pas un droit pour les riches et un droit pour ceux qui sont désignés comme pauvres : le droit, c’est le droit. Alors, que force soit rendue au droit !».

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