Affaire Santullo Sericom/ Etat gabonais : Guido Santullo harcelé par les Impôts ?

La patron de l’entreprise Santullo Sericom, Guido Santullo ferait-il les frais de sa volonté de recouvrer la dette due par l’Etat gabonais? C’est l’interrogation que que se pose l’opinion au vue de l’acharnement observé de l’administration fiscale contre l’homme d’affaires italien. Son entreprise fait l’objet depuis plusieurs mois déjà de pressions sur le plan fiscale de la part de la Direction générale des impôts et de la Cour des comptes.

Entamé depuis 2015, le conflit qui oppose le groupe Santullo Sericom à l’Etat gabonais semble s’enliser au fil des mois. En effet, suite à un impayé de l’Etat de près de 198 milliards, Guido Santullo avait décidé de s’en remettre aux instances internationales notamment le Tribunal de Grande Instance de Paris et la Chambre de Commerce Internationale (ICC) en vue de recouvrer cette dette auprès de l’Etat gabonais.

C’est dans ce cadre qu’il avait déjà obtenu en septembre 2015 une saisie conservatoire de certains biens, en l’occurrence l’hôtel particulier Pozzo Di Borgo, contraignant les deux parties  à signer ’un accord. de 42 milliards, sur 198 milliards dues par le gouvernement gabonais.

Une saisine qui semble t-il n’est pas du goût du gouvernement qui a décidé de riposter en procédant à une série de procedure fiscale en l’encontre de son entreprise.

Selon la Lettre du continent du 29 mars, «L’homme d’affaires est sous le feu de procédures lancées par les autorités gabonaises depuis ces dernières semaines. Depuis février, celles-ci se manifestent par une salve de mises en recouvrement de la Direction générale des impôts (DGI) et de la Cour des comptes du Gabon. Or à ce jour,  les autorités gabonaises n’ont que partiellement honoré cet engagement. Le Gabon n’a pas davantage payé les 325 000 $ de frais qu’il doit verser à la cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (ICC) saisie de ce dossier. Une défaille dont l’ICC a pris acte le 10 mars».

Soulignant par ailleurs, que la somme exigée en termes du redressement fiscale infligé au groupe Santullo-Sericom correspondrait, à quelques millions près, au montant en FCFA que le gouvernement gabonais s’était engagé à lui rembourser, suite au préfinancement de plusieurs chantiers par son entreprise.

La Lettre du continent précise en plus que  le gouvernement par l’entremise de la Direction générale de la contre-ingérence et de la sécurité militaire «réclamerait au patron du groupe Sericom BTP des documents (factures certifiées, PV de réunions, etc.) liés à la réhabilitation du pont de Kango près de Libreville».

Ainsi, Guido Santullo devrait s’acquitter de ces arriérés auprès du gouvernement par rapport à sept chantiers. Il s’agit notamment de la route Akiéni-Onga, Tchibanga-Mayumba, le lotissement de l’hippodrome de Franceville et du Pont de Kango.

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