Affaire Rinaldi : des tags d’appel à une réaction de l’Eglise catholique

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Façade de la cathédrale Sainte-Marie © D.R.

Ce lundi 24 février 2020, les usagers de la route ont constaté un fait pour le moins inédit. En effet, la Cathédrale Sainte-Marie a vu ses murs recouverts de tags qui interpellent l’Église catholique, qui en effet constitue la première communauté ecclésiastique du pays, sur la disparition depuis plus d’un mois du jeune Rinaldi Anderson Abagha Ngoua âgé de 3 ans seulement. 


Empreints de dénonciation et de désolation les messages inscrits sur les façades de l’archevêché de Libreville sont la preuve que la disparition de l’enfant Rinaldi Anderson Abagha Ngoua continue de cristalliser l’attention de l’opinion partagée entre espoir et désespoir. Un fait qui semble avoir été posé du fait du silence pour le moins curieux de l’Eglise qui pourtant se doit de jouer un rôle majeur dans la société.

Si pour la plupart du temps, les tags essaiment sur les murs et monuments de la capitale dans le but de dénoncer certains hommes politiques, cette fois-ci, ils sonnent comme un appel à l’aide à l’endroit de l’eglise. En effet, depuis la disparition de cet enfant de 3 ans à peine, le 12 janvier 2020 dernier, au village Abbé-Bidzang, non loin de la commune de Bitam dans le département du Ntem, aucune obédience religieuse ne s’est prononcée.

« Chrétien quel Dieu pries-tu pour accepter le mal du Gabon. Trouvez bébé Rinaldi » ou encore «Églises du Gabon silencieuses face aux crimes, Dieu vous jugera». Autant de propos tagués sur ces murs qui s’apparentent à un raz-le -bol des populations qui espèrent toujours revoir cet enfant en vie et que l’implication des hommes de Dieu impulse un vent nouveau qui pourrait faire bouger les choses dans cette affaire qui stagne. Espérons que l’Archevêque de Libreville Basile Mvé Engone répondra à l’invitation qui lui est faite. 

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