Affaire PosteBank / Me Fabien Méré : « Issoze Ngondet et Bilie-By-Nze doivent démissionner.»

“La voix du peuple” a organisé au QG de Jean Ping, ce samedi 18 février 2017 une rassemblement. Ce dernier est devenu, la rencontre hebdomadaire des «résistants».  Au nombre des intervenants, le défenseur des droits de l’Homme et avocat au Barreau du Gabon, Me Fabien Méré, qui est longuement revenu sur les révélations faites par l’ancien Président Directeur général de la Poste SA, Alfred Mabika, qui a accusé le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet et le Porte-parole du gouvernement, Alain Claude Bilie-By-Nze d’être à l’origine de la faillite de la PosteBank.

Soulevant la question des détournements des deniers publics dans l’affaire PosteBank relevée par Alfred Mabika dans son ouvrage intitulé,  “La Poste du Gabon : controverses et manipulation politique“,  Maître Fabien Méré  a estimé que de tels aveux doivent conduire à des démissions. «Il a dévoilé tous les secrets de la faillite de la poste-Bank. Et se trouve impliqué celui qui, aujourd’hui, assume les fonctions de premier ministre (Emmanuel Issoze Ngondet [NDLR]), se trouve également impliqué celui qui assure aujourd’hui les fonctions de porte-parole du gouvernement (Alain-Claude Bilie-By-Nze [NDLR]) . Il n’y a pas d’autres solutions, ils doivent démissionner du gouvernement» a-t-il prononcé à l’endroit des deux membres du gouvernement.

Pour rappel, le jeudi 16 février dernier, dans le 8ème arrondissement de Paris, l’ancien Président Directeur général de la Poste du Gabon, pointait du doigt l’Etat gabonais notamment, le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet et le porte-parole du gouvernement Alain Claude Bilie-By-Nzé.  Il reprochait à ces deux personnalités, «des engagements non assurés avec l’octroi  des subventions non payées et suspendus  pour le premier et par la gestion occulte et inappropriée des problématiques liées au développement de la Poste-Bank pour le second».

À la lumière de ces confessions d’Alfred Mabika, l’avocat au Barreau du Gabon a invité les deux ministres concernés par ces révélations à quitter de leur propre chef le gouvernement «s’ils ont encore un peu de dignité» a-t-il martelé.

Alors que l’opération «Mamba» suit son cours, de telles révélations devraient conduire les enquêteurs à y voir plus claire. Il en va de l’intérêt des épargnants et de la crédibilité du système bancaire gabonais.

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