Affaire Pascal Oyougou : les éclairages de Me Iga Iga

Convoqué dans le cadre d’une procédure en cours contre le secrétaire général adjoint du Rassemblement héritage et modernité (RHM), Pascal Oyougou, puis l’interdiction de sortir du territoire de l’ancien candidat à l’élection présidentielle, Jean Ping qui n’avait pas déféré à la convocation adressée par le premier juge d’instruction, Marie Christine Lebama, Me Iga Iga s’est exprimé en présence de la presse pour donner des éclairages. Il était également question pour l’un des avocats du leader de la Coalition pour la nouvelle République, d’éclairer l’opinion sur les contours de ces affaires qui ont alimenté l’actualité dernièrement.

Au cours de sa mise au point, le conseil et avocat de Jean Ping, assurant également la defense Pascal Oyougou, est revenu sur un article paru dans le quotidien l’Union qui supposait l’existence d’un conflit d’intérêt. A ce sujet, Me Eric Iga Iga a balayé d’un revers de la main ces assertions.

S’appuyant sur l’article 69 du règlement intérieur du Barreau adopté le 19 juin 2015, il a souligné que celui-ci dispose que «lorsque l’avocat a reçu mandat de deux parties contractantes, il ne peut demeurer le conseil de l’une d’elles en cas de conflit ultérieur les opposant», puis l’article 97 alinéa 2 de préciser «l’avocat ne peut, dans la même affaire, occuper pour deux clients dont les intérêts sont opposés».

Or en l’état actuel de la procédure, Pascal Oyougou n’a jamais été interrogé dans le fond et Jean Ping non plus n’a jamais été auditionné. Pis Me Bantsantsa qui représente les deux personnalités politiques n’a jamais reçu de notification sur le supposé conflit d’intérêt évoqué maladroitement par l’Union.

Revenant sur la décision de Me Bantsantsa de ne pas se présenter au cabinet du  premier juge d’instruction où son client se trouvait pour audition, ce dernier a estimé sans utilité de s’y rendre puisque les avocats de Jean Ping avaient déposé en début de matinée au greffe de la Cour d’appel de Libreville une requête aux fins de prise à partie dudit juge.

L’article 344 du code de procédure civile disposant que «pendant la durée de la procédure, le magistrat pris à partie s’abstient de la connaissance du différend», c’est donc dans le respect de ces dispositions que le premier juge d’instruction a notifié aux avocats de Jean Ping son impossibilité à se prononcer sur le recours gracieux. «Ainsi donc ce n’est pas l’absence de Me Bantsantsa qui aurait empêché l’interrogatoire au fond de Monsieur Oyougou. Il ne s’agit là que d’une conséquence juridique de la saisine de la Cour d’appel d’une requête aux fins de prise à partie du Premier juge d’instruction. C’est pour cette même raison d’ailleurs que Monsieur Jean Ping ne pouvait être auditionné tel que prévu par le premier juge d’instruction», conclut Me Eric Iga Iga.

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