Affaire Orabank / Me Gisèle Eyue Bekale : «aucune  banque au monde,  encore moins Orabank n’est obligée de financer un client»

C’est à la faveur d’un point de presse qui s’est tenu ce vendredi 17 mars, au Radisson Blue de Libreville, que l’établissement bancaire Orabank, par l’entremise de son conseil Maître Gisèle Eyue Bekale, a tenu à donner son opinion sur les événements qui ont touché la banque ces derniers jours, notamment avec les descentes policières au siège dudit établissement. Cette affaire qui défraie la chronique est consécutive à un contentieux contre la société Sogad BTP.

Ouvrant son propos, l’avocat au Barreau du Gabon et membre du Conseil de l’Ordre, Gisèle Eyue Bekale a expliqué que cette rencontre avec les médias fait suite à «la décision de la Chambre commerciale tribunal de première instance de Libreville, qui a condamné Orabank à  payer à la société Sogad BTP, la colossale somme de 6 milliards 100 million de Fcfa au titre des différents préjudices qu’elle aurait subi». Soulignant que cette demande de dédommagement était composée entre autre  de «2 milliards en réparation du préjudice financier, 100 million au titre des réparations du préjudice matériel, 4 milliard en réparation du préjudice moral».

Ainsi, Orabank par la voix de son avocat a précisé au cours de ce point de presse que celui-ci avait pour but de rassurer sa clientèle, mais aussi d’«exprimer son indignation face aux violences exercées sur ses collaborateurs lors des deux opérations de saisie qui se sont déroulées les 3 et 14 mars 2017». En outre, Maître Gisèle Eyue Bekale a estimé que ces «opérations de saisie ont fortement ressemblé à de véritables braquages, parce que le directeur général a été mis aux arrêts dans la voiture des policiers».

L’établissement bancaire souligne également que «ce dossier menace l’environnement des affaires», remettant ainsi en cause les règles de prudence bancaire les plus élémentaires, dont l’instruction d’une demande de financement. «Orabank tient également à rappeler que les saisies opérées sur ses comptes ou plus précisément dans ses coffres  n’altèrent en rien, ni la solidité de la banque, ni le bilan de la banque, ni sa trésorerie encore moins son fonctionnement» a-t-elle indiqué, avant de conclure en relevant «qu’aucune  banque au monde,  encore moins Orabank n’est obligé de financer un client, un projet (…) une banque ne peut accompagner un client sur des montants aussi important sans avoir toutes les garanties sur la solvabilité et les capacités de remboursement de ce dernier».

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