mardi,19 janvier 2021
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Affaire Ismaël Nzeh: la Gendarmerie dément les accusations de tortures

Quelques jours après les récentes révélations faites par la plateforme ogivine Métandou Mia Mékambo qui identifie les gendarmes de la brigade de Mékambo comme les responsables de la mort de l’adolescent Ismaël Nzeh, le ministère de la Défense a tenu à démentir ce qui avait été considéré comme un rebondissant dans cette affaire. Donnant lecture du communiqué, le Colonel Félicien Koyi, secrétaire général adjoint 2 dudit ministère a jugé les affirmations de Flavienne Aoba gratuites, fausses et infondées du fait qu’elle n’aurait aucune preuve matérielle soutenant ses allégations. 

Alors que l’affaire semblait prendre un tout nouveau tournant, le ministère de la Défense a tenu à réagir aux révélations faites par Flavienne Aoba via une vidéo devenue virale sur la toile. Selon cette dernière et la plateforme ogivine Métandou Mia Mékambo, le jeune Ismaël Nzeh ne serait pas décédé des suites d’une maladie qu’il traînait, mais bien des tortures infligées par les gendarmes. Une version de faits d’emblée jugée fausse par le ministère de la Défense, tutelle de la gendarmerie nationale.

Lors de la lecture du communiqué rendu public dans la soirée du mardi 15 décembre 2020,  le Colonel Félicien Koyi, a déclaré que « les incriminations faites par Madame Aoba Flavienne résidant à Libreville n’ayant pas les faits […] sont particulièrement graves, infondées et méritent d’être éclaircies par des éléments de preuve tangibles ». Pour ce dernier, il ne s’agirait que « d’affirmations gratuites ».

En réaction, le secrétaire général adjoint 2 du ministère de la défense nationale a annoncé que « la gendarmerie nationale se réserve le droit d’ester en justice », a-t-il conclu. Pour rappel, une vudéo qui continue de circuler sur la toile, sus citée livre un récit qui tient les Gendarmes de la brigade de Mékambo, responsables de la mort du jeune homme d’à peine 17 ans le mercredi 2 novembre dernier.

Le moins que l’on puisse dire c’est que les tensions restent vives à Mekambo dans le département de la Zadie où les sources bien renseignées révèlent que la famille n’entend pas en rester à ce stade. Pour sa part, le ministère de la Défense a d’ores et déjà indiqué qu’une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur les circonstances réelles ayant conduit à ce drame. Nous y reviendrons !

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