Affaire Blaise Wada: «C’est très difficile de détourner autant d’argent»

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Alors que la troisième audience du procès opposant le Ministère public à Blaise Wada, s’ouvre ce jeudi 29 mars 2018, avec pour objet la transmission de pièces entre les deux parties, il est opportun que la Cour, les jurés et le peuple gabonais au nom de qui la justice est rendue retienne que le comptable de l’UCET, a affirmé qu’il est «très difficile de détourner autant d’argent».

Le jeudi 22 mars dernier, au cours de l’audition des témoins, la partie civile (l’Etat Gabonais) a peiné à établir la culpabilité de l’accusé dans le détournement de plus d’un milliard de Fcfa prévus pour l’assainissement des bassins versants de Libreville. Des détournements qui selon le comptable de l’UCET de l’époque, Luther Abouna étaient inenvisageables. «Il est difficile de détourner une telle somme d’argent à cause des procédures auxquelles les bailleurs de fonds soumettent les entités bénéficiaires desdits fonds», avait-il confié à la Cour.

Non sans vouloir disculper Blaise Wada, le comptable public précise que le procédé de décaissement de l’argent ne pouvait permettre un quelconque détournement au regarde des contrôles permanent du bailleurs de fonds. ««D’abord, les décaissements se font par tranche. Le bailleur de fond ne met à disposition l’argent qu’après justification de l’utilisation de la précédente tranche. Enfin, il y a plusieurs mécanismes de contrôles. Ils font également des bilans à mi-parcours pour s’assurer de la bonne utilisation des fonds qu’ils vous allouent», avait-il expliqué à la Cour.

Evoquant fonds provenant des caisses de l’Etat, là aussi Luther Abouna réitère l’impossibilité, sinon l’improbabilité de détournement. «S’agissant de la subvention que l’Etat a versé à l’UCET, le contrôle financier a régulièrement procédé à des contrôles. Il faut donc justifier l’utilisation de la subvention pour bénéficier de la prochaine», avait-il poursuivi.

Ce témoignage tant soit peu édifiant de  l’ancien agent comptable de l’UCET, Luther Abouna, qui avait la charge de la régularité et de la vérification des pièces afférentes aux dépenses liées au fonctionnement et qui indique n’avoir rencontré aucune irrégularité dans l’utilisation des fonds laisse désormais planer un doute sur la culpabilité de Blaise Wada, surtout que même l’Agence d’investigation financière (ANIF), n’a rien retenu contre lui. A suivre…

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