mercredi,28 octobre 2020
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Affaire Biendi/Pierre Claver Manganga Moussavou ou quand «Les pommes ne font pas des poires»

Dans une sortie sur son compte facebook, le président du Parti social démocrate (PSD) s’est fendu en critiques et réprobations devant le comportement de la personnalité politique dont il est le géniteur. Pierre Claver Maganga Moussavou reproche à son fils Biendi Maganga Moussavou et à l’épouse de ce dernier, de nourrir le dessein de désorganiser son parti. L’ancien vice-président en prend pour exemple la lettre des conseillers municipaux de Guietsou sommés de démissionner du PSD, sous la pression commune du duo Biendi/Alia Bongo Ondimba. Une attitude qu’il dénonce certes, mais qui n’est pas sans rappeler les postures politiques du « Bouvier de Moutassou » du temps de sa magnificence. 

Le président du Parti social démocrate (PSD) se rappelle t-il aux  bons souvenirs de ses tribulations politiques quand ses revirements et ses traîtrises politiques ont jalonné son parcours politique ? Ou bien, parce que ces agissements pernicieux et dans lesquels ils excellaient d’ordinaire sont désormais dirigés vers sa personne, trouve t-il à redire ? Mieux, est ce la trahison émanant de sa propre progéniture qui l’amène  enfin à prendre conscience du goût fielleux de l’affreuse trahison ? 

Toutes ces interrogations émergent dans l’esprit des populations après la lecture de sa publication sur son compte Facebook ce lundi 05 octobre 2020. Visiblement remonté, l’ancien Vice-président de la République gabonaise charge ouvertement et sans ménagement son fils, tout remettant en cause sa vision de la politique, empreinte de traîtrise. « S’il n’a pas compris que tourner le dos au parti politique de son géniteur (un parti toujours présent de façon continue dans les deux Chambres du Parlement et qui l’a accompagné), c’est se renier soi-même, alors il n’est pas un politique ». 

En donneur de leçon patenté, Pierre Claver Maganga Moussavou, l’exemplarité politique en bandoulières, a certainement oublié son passé. Si dans le fond, on doit reconnaître au « Bouvier de Moutassou » que cette façon de faire la politique par son fils est très peu orthdoxe, il convient de rappeler à ce dernier que dans les faits, Biendi Maganga Moussavou a bien appris de lui et de ses frasques du temps de sa toute puissance politique, où, très souvent, revirement et reniement de soi, faisaient partie des éléments clés de son idéologie politique, mieux de son patrimoine génétique. 

« Les chiens ne font pas des chats » dit un adage populaire. Biendi Maganga Moussavou, dans l’art de la trahison et de la transhumance politique sait de qui tenir. Pierre claver Maganga Moussavou, fait aujourd’hui l’expérience de la désolation et du chagrin ressentis par les Gabonais dans leurs chaires au terme de ses nombreux revirements politiques. L’ancien maire de la commune de Mouila paie aujourd’hui le prix de ses nombreuses trahisons sous les coups de boutoirs de son propre rejeton. 

« La pomme ne tombe jamais loin du pommier » dit un autre adage populaire. Autrement dit, le produit est toujours près de son origine et pour parler prosaïquement, qui a baigné dans les pirouettes et volte-face de son influenceur ou maitre politique, se comporte toujours de la même façon que son initiateur et exemple. L’allégorie du maître et de l’élève qui fait aussi bien que son instructeur trouve ici dans cette tragi-comédie, sa parfaite illustration. 

Comme on dit « les pommes ne font pas des poires ». Ce qui est plus drôle c’est que l’histoire se répète deux fois. La première fois, elle se donne à lire sous le prisme d’une tragédie, la trahison du père envers les opposants et une deuxième, où elle s’exprime sous l’égide d’une comédie, la trahison du fils envers le père. 

C’est une secret de polichinelle, Pierre Claver Manganga Moussavou est un transhumant par essence. Un « traître né » selon plusieurs membres de l’opposition gabonaise. Après le dialogue politique d’Angondjé, il lui a été reproché, d’avoir tourné le dos à l’opposition en cédant devant les espèces sonnantes et trébuchantes du  Parti au pouvoir, trahissant par là même, la confiance de plusieurs gabonais encore meurtris par une crise post-électorale toujours dans toutes les mémoires.  

Et quand il fallu choisir des membres dans son parti politique, le « Bouvier de Moutassou », a opté pour son fils au détriment des autres cadres du PSD. Ce fils qu’il a fait, et qu’il a porté au pinacle, qui s’illustre aujourd’hui par des velléités de trahison. C’est l’histoire du  serpent qui se mord la queue. 

Pierre Claver Manganga Moussavou aurait mauvaise grâce à se plaindre de son rejeton à qui il a enseigné, on le présume, la pratique de la politique politicienne version « les Moussavous ». Par conséquent, de deux choses l’une. Soit Manganga Moussavou père a lamentablement échoué sur l’enseignement administré à Manganga Moussavou fils, soit, il fait preuve de mauvaise foi en condamnant parce que dirigé contre lui, ce qu’il a d’antan fait aux autres. 

Confrontés aux pratiques de son fils, pratique autrefois, utilisée avec dextérité, Pierre Claver Manganga Moussavou victime de ses propres turpitudes, dégoupille. Entre parricide politique du fils et amnésie personnel du père, le clan Maganga Moussavou sombre dans une esclandre odieuse et déshonorante. Autant triste que marrant. Dans tous les cas, comme le dit un autre adage populaire. « Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fasse ». Que Pierre Claver Manganga Moussavou médite sur ce passage biblique de Luc 6: 31. 





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Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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