mercredi,25 novembre 2020
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Affaire Bertrand Zibi: le procès renvoyé au 22 mai prochain

Prévu pour ce mercredi 8 mai 2019, le procès de Bertrand Zibi Abeghe a été renvoyé pour le mardi 22 mai prochain. Et pour cause, la partie civile n’a pas été notifiée de la tenue de l’audience. Un vice de forme qui contraint l’ancien député de Minvoul à patienter derrière les barreaux pendant 14 jours au moins avant d’être à nouveau présenté devant le juge.

Il est 9 heures du matin ce 8 mai 2019 au palais de justice de Libreville quand le prévenu Bertrand Zibi Abeghe foule le sol du Palais de justice où il est censé comparaître devant le tribunal correctionnel. Le hall est envahi par sa famille, ses proches et des sympathisants. Au coeur de cet enthousiasme ambiant la possibilité de voir celui qui a démissionné au nez et à la barbe du chef de L’État être définitivement fixé après près de 3 ans de détention préventive. Seulement, ils devront patienter encore car l’audience a été renvoyée par le parquet au 22 mai prochain pour vice de forme dans la saisine des parties.

La partie civile représentée par maître Bongo Mavoungou a refusé de plaider car n’ayant pas été saisie tel que le prévoient les textes en vigueur. Ce dernier a pointé du doigt la partie prévenue qui selon lui aurait pesé de tout son poids auprès du secrétariat du parquet pour que soit programmé le procès. « Il n’est nullement question de peur de plaider mais de question de fond. La loi interdit qu’il y ait procès si les deux parties n’ont pas été informées. C’est notre cas aujourd’hui. Nous demandons simplement un report », a précisé Maitre Bongo Mavoungou.

Pour sa part, la défense de Bertrand Zibi Abeghe s’est dite étonnée de l’interprétation faite par le tribunal. Selon Maître Cédric Maguisset, il revient au parquet de citer toutes les parties ce qui n’a pas été fait « On a même l’impression que c’est fait à dessein car pour un dossier d’une telle importance le parquet de la République ne peut pas omettre de citer la partie civile », a-t-il fustigé. Rappelant par ailleurs que « le Code de procédure civile en ses articles 310 et 311 prévoit qu’un procès peut se tenir sans la présence de la partie civile. Nous avons rappelé le cas du professeur Nzouba contre Echos du nord mais le tribunal n’a pas retenu notre requête », a poursuivi l’avocat.

Dans le même ordre d’idées, Maitre Dibangoyi Loundou a réagi à l’accusation de la partie civile sur la prétendue instrumentalisation du secrétariat du parquet par Bertrand Zibi Abeghe et ses conseils. « À mon sens maître Bongo Mavoungou a voulu dire que ce sont les avocats de Zibi qui sont allés voir le secrétaire en chef du parquet pour que la partie civile ne soit pas citée. Mais c’était un jeu de mots. Ce qu’il voulait c’est obtenir le renvoi car n’étant pas assez préparé pour soutenir son client. Ce qui est triste c’est notre client qui doit encore attendre derrière les barreaux et non proche de sa famille. Ce n’est que partie remise le 22 mai arrive », a-t-il précisé.

Pour rappel Bertrand Zibi Abeghe a été arrêté le 1er septembre 2016 pour plusieurs chefs d’accusation notamment non assistance à personne en danger et association de malfaiteurs. Entre temps, la procédure piétine entre les renvois. Il convient toutefois de préciser qu’à l’issue de l’instruction, ses avocats ont obtenu un non lieu partiel sur l’ensemble de faits criminels. Pour ainsi dire, Bertrand Zibi Abeghe ne pourra plus passer devant la Cour criminelle mais uniquement devant le tribunal correctionnel. Un véritable feuilleton qui espérons-le prendra fin le 22 mai 2019.

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